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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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44 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section tions quil avoit fur le Royaume de Naples, fur le Duché' de Milan,IX. f t i r la Seigneurie de Genes, & lhommage que IEmpereur lui devoir

Derniers p Qur j es Comtés dArtois & de Flandres ; de laider à conquérir lesMassonde villes dItalie , fur lesquelles la Maison dAutriche prétendoit des droits ,Valois. de lui donner une Armée de terre & une Flotte toutes les fois quil iroicren Italie en qualité dEmpereur ; enfin , comme il étoit veuf dépouferr Empereur j a Reine Douairière de Portugal, sœur aînée de Charles V. en tenant lece Prime 1 ' Duché de Bourgogne comme la dot de cette Princesse, qui passeroit auxlui fuit, enfansqui naitroient de ce mariage.(a). LEmpereur rejetta ces propos.njettées de tions , K traita les prétentions fur Naples à le Miianés de frivoles, insi-p.rt ô? nua q Uji navoit point besoin du secours du Roi, & quil ne pouvoit re-àautre. g arc | er C omme une rançon la cession des Domaines fur lesqtiels.il avoit des 'droits incontestables. De son côté il fit proposer au Roi, de lui restituerle Duché de Bourgogne purement ôc simplement, de céder la Provence leDauphine & le Lyonnois au Duc de Bourbon pour les posseder en titre deRoyaume fans obligation dhommage ; & de satisfaire le Roi dAngleterre.François I. répondit, quil passeroit plutôt toute fa vis en prison , quedaccepter ces propositions (b).

Le Roi con- Cependant il paroissoit assez difficile de le garder, les Princes dItaliesent à être fe soient des complots pour lenlever, & si le Pape ne sétoit laissé intimi-transporté à, & quil eût emploie à lever des Suisses largent quil donna aux Impé-mEspagne. périaux, les affaires auroient bientôt changé de face. Les Galères deFrance étant en mer, il étoit peu fur de conduire le Roi de Genes àNaples par mer. La difficulté de le faire par terre étoit plus grandeencore, pareeque les Princes dItalie pouvoient lenlever en chemin. LeViceroi Lannoì leva tous les obstacles, en persuadant au Roi de passeren Espagne sur ses propres Galères, montées par des Espagnols, parce-quen sabouchant avec lEmperetr, ils pourroient plus aisément Raccom-moder. 11 fut donc conduit en Espagne vers le milieu de Juin ; mais àson arrivée il fe trouva fort trompé ; on le logea dans le Château deMadrid fans quil vit iEmpereur. Etant tombé malade dennui & de cha-grin, lEmpereur craignit de perdre tout le fruit de fa victoire par famort, ce qui lengagea à laller voir & à Je consoler (r). La DuchessedAlençon fa sieur, quil aimoit tendrement, & qui étoit à tous 'égardsune des plus aimables personnes de son tems, vint à Madrid pour levoir ik pour lui donner fes conseils. En fort peu de tems elle' fe fit tantde créatures à la Cour de lEmpereur, que ce Prince ne savoir comment feconduire. Le Roi fit mine de renoncer à tout, & chargea fa sœur, da-bord quelle feroit de retour en France de faire proclamer le Dauphin Roi,aimant mieux mourir en prison, que de rendre ses sujets malheureux. Ce-pendant cela cachoit des intrigues pour faire sauver le Roi, pour renou-velles la guerre en Italie, & pour dépouiller Charles V. du Royaume deNaples, & le donner au Marquis de Pefcaire son Général. LEmpereuren fut íi frappé, bien quil fût Jui-même grand Politique, quil prit la-

(a) Mezeray, Daniel ubi su p. p, jptf,Sandovai , yíntonio de Vera.

(c) Mezeray, Daúel.