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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 45

solution de faire arrêter la Duchesse dAlençon, le jour même que : son SectionSauf-conduit expireroit. Elle fit échouer ce projet, en marchant jo oc n emi rsnuit, & le Roi de Navarre se sauva en ce tetns-la du Chateau de ,

Ces deux incidens déterminèrent lEmpereur, à conclure son Traite avec Mdfmdele Roi, en lui fesant acheter sa liberté le plus cherement quil lui íeroit Vâs. ^possible (a). En quoi il r it contre lavis de ses plus sages & habiles Mi-nistres , qui prévoioient que lon nobtiendroit point la jouissances de tousles avantages stipulés & que le Roi conserveroit le désir de se venger. . ^Cette grande affaire se termina au commencement de Tannée i 5 2 £

Le Traité daté de Madrid le 14 de Janvier, étoit à tous égards aussi .avantageux à T Empereur, que désagréable pour le Roi & préjudiciableà 13 Nation Françoise, quil étoit poffible (*). Ceux qui disent, que lapatience du Roi étoit épuisée, & quil étoit déterminé de fe procurerla liberté à tout.prix, ce quil auroit pu faire à de beaucoup meilleu-res conditions, sil avoit supporté sa prison avec plus. de patience, luifont plus dhonneur & à ceux donc il suivit les conseils , que d autresqui prétendent non simplement excuser, mais justifier fa conduite, quifut assurément extraordinaire & ir^gguliere. II protesta juridiquement enprésence de témoins & de Notaires de confiance , de la violence qu on luifefoic, & de nullité de tout ce quil signeroit. Après la signature duTraité, il fut gardé aussi étroitement quil Tavoit été auparavant, & on leretint encore plus dun mois à Madrid. Le lendemain dun long accès defievre quil avoit eu, le Viceroi de Naples vint dans fa chambre , òí luidit quil venoit pour lui fiancer la Reine Douairière Ejéonore, dont il étoitle Procureur à cet effet, quoique cette Princesse ne fût quà quatre oucinq lieues de Madrid. Ensuite TEmpereur le mena voir sa future épouse,

& après la visite le fit reconduire au Château de Madrid, malgré la répu-gnance quil avoit témoignée dy rentrer- (-). Le 21 de Fevríer, lEmpe-

(a) Les mêmes, (d) Anton, de Vera Hiíì, de Charles V.

t - d? ce Traité qui a été fi fort blâmé , étoienf, Que le Roi

épbuscroit SéoTore sœur de^lìrapereur, avec deux-cens mille écus de dot. Quil feroitmis en H eftM" io de Mars, & qu'il donneroit le même jour ses deux fils en étage àliimpereur QuT céderoic 4 lfiínpereur le Duché de Bourgogne en toute Souveraine-. Quil se dêfisteíoS de lhommage que lEmpereur lut devoit pour es Comtés d Ar-tois & de Flandres. Quil renonceroit à toutes ses prétentions fur les Etats de Naples;,de Milan, de Genes, Air, Tournai, Liste & Hesdin. Quil porteroit Lienri d Albietà renoncer au Royaume de Navarre, ou au moins quil ne lassisteroit pomt. Que dansquarante jours le Duc de Bourbon & tous ceux qui lavoient suivi serment rétablis dansleurs biens. Quil rétabliroit Philibert de iChâlons Prince dOrange & le Marquis deSaluces dans leurs Etats. Quil ne donneroit aucune assistance^ au Duc de GueldrestravailUroit après la mort de ce Prince, ù faire tomber ses villes à lEmpereur. Qu u payeroit au Roi dAngleterre cinq-cens mille écus que lEmpereur lui devoir. Qa'd pre;teroit à lEmpereur, quand 11 iioit prendre la couronne Impériale en Italie, oGalères ft quatre grands Vaisseaux, & des Troupes de terre , ou quil lui donntroideux-censmille écus. Enfin le Roi donna fa foi, que sil ne pouvoit faire exécuterarucics, u i e remettroít volontairement en prison.

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