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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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IX.

DerniersRois de laMaison de'Valois.

68 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.puissance d’entrer en France de ce côté-là (a). Ce fut-14 le plus grand fruitqu’on recueillit de cette victoire.

Le Comte Guillaume de Furstemberg, qui avoir quitté le service de laFrance, par quelque mécontentement, pour passer à celui' de l’Empereur »aíïìegea Luxembourg, & prit cette ville en quinze jours. Com merci ferendit, auffi-tôt que le Canon y eut fait breche. Ligni en Barrois fut ém-is belle dé- porté par surprise. L’fîmpereur forma ensuite le íiege de Saint Disier,finse de 8. cet te Place n’étoit point forte, mais elle étoit défendue par M. de la Lan-mTiirmée & P ar Louis de Beuil, Comte de Sancerre ; ils soutinrent le siégé pen-Imperiale dant six semaines, & obtinrent une capitulation honorable à la fin (b). Le& sauve la Roi d*Angleterre étoit arrivé à Calais dans le mois de Mai,- mais volantFrance. ^ìie l’Empereur s’occupoit à faire des conquêtes; il suivit son exemple, &afiìegea Boulogne & Montreuil (c). Si ces deux Princes avoient suivi leurpremier projet, & avoient joint leurs Armées, qui auroient fait quatre-vingt mille hommes de pied & vingt-deux mille chevaux, François I. seseroit vu contraint d’abandonner fa Capitale, ik tout le Pays en deça de laLoire. Si même après la prise de Luxembourg, l’Empereur avoit marchédroit à Paris, il n’auroit rencontré aucune opposition ; car le Roi comptantque cette Place tiendroit longtems, n’avoit point pressé la marche des Suis-ses. Ce fut donc la défense de Saint - Disier, qui dans cette conjoncturecritique sauva la France. Après la prise de cette Place, l'Empereur fitsommer le Roi d’Angleterre d’unir leurs Armées pour marcher droit à Pa-ris ; mais Henri lui fit dire, qu’il l’iroit joindre, quand il auroit pris Mon-treuil & Boulogne (d). L’Empereur, dont l’Armée étoit fort diminuée,entra si avant en Champagne, qu’il se vit en grand danger ou csêtre défaitpar les Troupes du Dauphin, ou de périr faute de vivres; mais Epernai(k. Château-Thierri, lui aiant été livrés par trahison, il y trouva des vivresen abondance. Cela jetta l’épouvante dans Paris, &la plupart des habi-tans prirent la fuite. Mais l’Empereur au lieu d’approcher de cette ville,prit du côté de Solfions, & traita de la paix ; il invita Henri à y pren-dre part, mais ce Prince refusa absolument d’y entrer (<?).

Pour bien entendre ceci, il faut savoir qu’il y avoit à la Cour deFrance deux Partis , celui du Dauphin & celui du Duc d’Orléans sonfrere. Ce dernier étoit le Favori du Roi, & Anne de Puifièleu , Du-Incore ‘^ àesse d'Etampes & Maîtresse du Roi étoit dans les intérêts , parce-ïrançois I. qu’elle haïssait Diane de Poitiers , Maîtresse du Dauphin. Charîequincpersuada à la Duchesse qu’il aimoit le Duc d’Orléans, & qu’il souhait-toit de lui faire épouser sa fille. Le Dauphin prétendoit que ce n’étoit-là qu’un artifice ; & croiant que le danger étoit passé , A se volant enétat de faire repentir l’Empereur de son invasion , il n’étoit nullementpour la paix. La Duchesse , qui n’y voioit point d’apparence si l’Empe-reur étoit battu, trouva moyen de lui faire surprendre les magazins d’E-pernai & de Château-Thierri. Cela produisit le Traité de Crépi, par

Traité deCrépi, oùCbarle-

sa~) Les mêmes.

(ii , Annal, de France. Daniel 1 , c. p. 549,\c) Langes L.

(d) Le même.

(e) Meztray, Daniels. §6r.