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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. g ç

lequel l’Empereur promit de donner ou sa fille aînée, ou la seconde fille Sscticsde son frere au Duc d’Orléans, avec le Milanés, ou les Pays Bas, les IX.Comtés de Bourgogne & de Charolois; & l’on devoit se rendre reci-proquement tout ce qu’on avoit pris de part & d’autre depuis la trêve de Mms on deNice (a) Ce qui engagea le Roi à hâter la conclusion du Traité, fut la Valois,nouvelle de la prise de Boulogne, Place forte,où il y avoit une nombreuse "*

garnison , & qui étoit abondamment pourvue, mais où commandoit Ver-vin, jeune homme, dont la lâcheté fut punie dans la fuite, car il eut latête coupée (L). A l’égard de Montreuil , vieille Place, mal fortifiée &où il n’y avoit qu’une petite garnison-, le Maréchal de Biez la sauva ; carla moitié de l’Armée du Duc de Norfolk, qui l’affiegeoic, étant composéede Troupes de l'Empereur, il fut obligé de lever le siégé, ces Troupesaiant eu ordre de se retirer après la signature du Traité de Crépi (c).

Henri retourna en Angleterre immédiatement après la reddition de Boulo-gne. Le Dauphin, apprenant que les breches n’avoient point été répa-rées, surprit la Balle Ville, & auroit pris toute la Place, si ses Soldats nes’étoient mis à piller le bagage des Angloís (d).

Le Dauphin fut très-mécontent du Traité de Crépi, & fit secrètement Protesta -une protestation contre ce Traité; le Parlement de Toulouse en fit autant, t ion duparce que ce Traité étoit contraire à l’honneur &aux droits inaliénables de la ^

Couronne. II y avoit quelques restes des anciens Vaudois dans les villages Medndol 6de Merindol Lt'de Cabrieres, le premier dans le Comtat d’Avignon, & £? de Ca-le second en Provence. Quelques Zélateurs fêlant un criminel usage de leur brieres.pouvoir, massacrèrent ces pauvres gens , on en tua plus de trois mille à I S4S»Merindol, & encore davantage à Cabrieres, & on saccagea vingt-deuxvillages. Action barbare, dont les principaux auteurs furent justement pu-nis fous le régné suivant (c).

Le Roi, qui souhaitoit fort de recouvrer Boulogne, se détermina à em- Flotte, pourploier toutes ses forces par mer & par terre. II prit à son service des tn .Vaisseaux Génois, & nomma l’Amiral Annebaut commandant en chef de re '^ ela Flotte, fur laquelle il y avoit quantité de Troupes de débarquement.

Avant qu’elle mît à la voile, le Roi voulut donner un grand festin auxDames de la Cour, à bord du Vaisseau Amiral , qui étoit de cent Ca-nons. Mais pendant qu’on en fesoit les préparatifs le feu s’y mit, &l’on ne put jamais arrêter l’incendie (/). E’Amiral ne laissa pas de met-tre en mer avec la Floue, qui étoit de cent-vingt gros Vaisseaux, &de víngt-deux Galères. Le dessein des François étoit d’attaquer la FlotteAngloilè, qui étoit à Porsmouth, & leurs galères les fav or isolent beau-coup à cet égard ; cependant après s’être canonnés quelque tems , lesFrançois trouvèrent les Angloís trop bien postés pour les attaquer. Ilsfirent ensuite descente dans fille de Wight, en trois dissérens endroits.

On délibéra dans Je Conseil de s’y fortifier, mais la négative l’emporta.

Aiant quitté l’ifle de Wight, ils firent quelques descentes fur les côtes »

(a) Les mêmes.(D dJaniel ubi sup,(D Mezeray,

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(d) Le même, Daniel 1. c. p. 566 .

(e) Daniel !. c. p. 57 Z, Renaud ,(/) Daniel 1. c- x. 574»