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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

Section Aa commencement de Tannée 1552, le Roi ratifia le Traité fait arec lesIX. Princes d’Allemagne, & pour fournir aux fraix de la guerre, il donna diversDerniers xr^its onéreux pour les peuples (a), Maurice Electeur de Saxe & les autresMaison de Princes ligués, aiant reçu les subsides stipulés, fe mirent en campagne, &Valois agirent avec tant de vigueur, qu’ils furent fur le point de se saisir de la

-- personne de l’Empereur. Aussitôt que le Roi les vit engagés, il fit avan-

Le Roi fe cer son Armée du côté de la Lorraine ; c’étoit une des plus nombreuses^Toid %e & à plus belles, que la France eut encore mises fur pied. La ReineMetz b L set déclarée Régente durant Tabsence du Roi, L pour contenter le peu-Vtrdun. pie, on lui donna pour Conseil T Amiral Annebaut, qui avoit été rappel-J55 2 * lé à -la Cour. Lorsque le Roi entra en Lorraine, la Duchesse Douairière,niece de l’Empereur, vint le saluer ; il la combla d’honnêtetés ; mais quandil fut arrivé à Nanci, il lui déclara nettement, que comme il importoitque la Lorraine fût en des mains amies, il étoit obligé d’y pourvoir pourla fuite, & qu’il la prioit de trouver bon que le jeune Duc son fils passât enFrance pour y être élevé à fa Cour, & que pour le présent il falloit qu’elleconfiât Tadmínistration du Duché au Comte de Vaudemont, oncle du Duc(£). Toul & Verdun ouvrirent leurs portes à Henri; Iês habitans deMetz en firent difficulté ; mais volant le Connétable disposer tout pour lesattaquer, ils reçurent garnison (c). La vérité est, que les Princes de laMaison de Lorraine établis en France, savoir François Duc de Guise, sonfrere Claude à qui il avoit cédé le Duché d’Aumale, & les deux Cardinaux,dont Tun étoit Evêque de Verdun, ne négligèrent rien pour faciliter cesconquêtes , fans égard à ce qu’ils dévoient à leur Maison & à leur Pays.Paria TEmpire perdit fa barrière, & la posiession de la Lorraine devint fortincertaine.

Les Trin- Le Roi entra ensuite en Alsace, & s’étendit depuis Haguenau jusqu aces del'Em- WiíTembourg ; il voulut aussi s’assurer de Strasbourg, pour y passer le Rhin ;pire & les ma j s j es àiÊns, qui craignoient d'avoir le fort de Metz, avoient faitrêtmt jeT' une levée de cinq mille hommes, & on ne put ni par douceur hi par me-conquétet. naces les engager à mettre leur liberté au hazard (d). Les Princes Confé-dérés, désirant aussi d’arrêter les progrès du Roi, lui envoyerent des Dé-putés pour le prier de ne pas pousser plus loin ; afin de ne pas donnerà leurs ennemis lieu de dire , que celui qu’ils nommoient le Protecteurde la Liberté Germanique, Topprimoit. Les Suisses lui envoyerent desAmbassadeurs pour lui faire la même priere; le Roi les reçut très favo-rablement, & prit la résolution de se retirer, comme pour leur témoi-gner les grands égards qu’il avoit pour eux (e). C’étoit-là un vrai traitde bonne politique, mais fondé fur de tout autres motifs ; Henri favoit queles Princes Confédérés traitoient avec i’Empereur, connoissoit le prix de cequ’il tenoit déja, qu’il étoit résolu de garder, & avoit à pourvoir à la fu-reté de ses propres Etats; car Marie, Reine de Hongrie & Gouvernante

des

(d) Mezeray, Henauìt.

(J? ; De Thou L. X. Daniel 1 , c. p. 6 r, 62,(r). Les mêmes.

(d) T.es mêmes, Mezerdy.

(e) De Thou ubi fop, Daniel 1 . c.