HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. zZ
ehal fut obligé de capituler («). Pendant qu’on traitoit, un Prêtre jetta Sícnonune grenade, qui mit le feu à sa mine, ce qui renversa la muraille ,& plu ^ IX.fieurs personnes de distinction furent ensevelies fous les ruines ; les ennemisforcerent la ville, & passerent la garnison au fil de l’épée, à la réserve de Mas n dequelques Officiers. Le Roi marchoit au secours de la Place à la fête d’une Valois.Armée de dix mille chevaux, & de cinquante-quatre mille Fantassins,avec '
cent pieces de canon. Cette puissante Armée ne fit néanmoins rien de mé-morable, sinon qu’elle défit un corps d’Impériaux, commandés par le Ducd’Arscot, qui fut fait prisonnier avec cinq-cens hommes ; six cens demeu-rèrent fur la place, & le Prince d’Epinoi fut du nombre. Le Prince dePiémont évita d’en venir à une bataille, & empêcha que les François nefissent le siégé de Cambrai. Le Connétable en eut tant de chagrin, qu’iltomba malade & les Troupes furent mises en quartier d’Hiver. Le peuplemurmura fort du peu de succès de la campagne, fans que Je crédit du Con-nétable en souffrit (b).
La trêve en Italie fut presque aussitôt rompue que conclue. L’Empereur Guerre d’ 1 *crut pouvoir reprendre Sienne, de concert avec le Duc de Toscane, & ìttalie.Prince de Salerne persuada aux François, qu’ils pourroient se rendre maî-tres du Royaume de Naples. Ces projets se détruisirent l’un l’autre. LaFlotte Ottomanne, commandée par Dragut & Sinan Bâcha arriva assez tôtfur les côtes de Naples, pour obliger les Impériaux de lever le siégé deSienne ; mais le Prince de Salerne ne joignit pas cette Flotte assez promp-tement, pour exciter une révolte dans Naples, comme il auroit fait fanscela (c). M. de Termes, qui avoit défendu Sienne se servit des FlottesTurque & Françoise pour faire descente dans l’Iíle de Corse, & conquittoute l’Ifle, excepté Calvi ; mais fur quelque mésintelligence entre lui &
Dragut, ce dernier se retira avec sa Flotte, & les Génois reprirent toutesles Places, à la réserve de Fiorenzo & de la partie méridionale de l’Isie.
Le Maréchal de Brissac s’empara de plusieurs Places en Piémont, & y in-troduisit une discipline, qui n’a été gueres imitée. De part & d’autre onne molestoit point les gens de la campagne, & ils fesoient leurs affairesaussi tranquillement qu’en pleine paix (d). Edouard VI. Roi d’Angleterreétant en mauvais état, & les Ministres de France sachant les vues del’Em*
Pereur pour la succession, le Roi envoya Antoine de Noailles en Angle-terre pour assurer le Duc de Northumberland de l’appui du Roi, ce qui neservit qu’à encourager ce Seigneur à une entreprise qui le conduisit surl’échaffaut (<?). Le 12 de Decembre, la Duchesse de Vendôme accouchade Henri, qui fur depuis Roi de France, fous le nom de Henri IV.
, Ee Pape Jules III crut qu’ii étoit de son devoir, de travailler au moins Henri II.a procurer la paix ; mais l'Empereur fit de telles propositions , que le Roi entre clansde France ne daigna pas feulement y répondre; cnsorte que l’entremisedu le l ra ^ s v ' fc* a pe, bien loin de produire un Traité, ne donna pas seulement lieu à une f r a 0 s is
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