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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 9I

pour ceux de l’Eglise, &bien moins encore pour fa gloire particulière (a). SectionL e Maréchal de Brìílac agit en Piémont avec autant de vigilance & de feu ^ix.que dans les autres campagnes, & avec le même succès. Mais comme la r*? 1 '*™jalousie du Roi l’avoit fait éloigner, la foiblesse de ce Prince priva la Maison deFrance de tous les avantages, qu’il avoit remportés par fa prudence & Valois,fa valeur.

Bien que le Roi n’allât pas en campagne cette annérisque de la vie dans son propre Palais. Un jour allam. a uiapcn., re déclareun certain Caboche, qui avoit un petit office dans le bureau du Secre- ia ^ uerre *taire, tira son épée, & s’avançant à grands pas vers le Roi; arrête! m h France.cria- 1 -il, s ai ordre de Dieu de te tuer. Les Suisses le saisirent, & k Les Efpa-Parlement le condamna à être pendu ( b ). Au commencement de Juin, la S nols m ‘Reine d’Angleterre envoya un Héraut d’Armes pour déclarer la guerre au f ^dk SRoi, & donna ordre en même tems d’embarquer douze mille hommes pour battent lesaller joindre l’Armée du Roi Philippe dans les Pays-Bas (c). La Cour François à.de France en fut fort allarmée, ne s’attendant point à cette démarche. Sp Q uea 'On avoit été si occupé de la guerre d’Italie, & tellement épuisé les 6 nan- tin *ces, que la Picardie étoit fort dégarnie, & qu’il y avoit peu de Troupes,lorsque le Roi d’Espagne fit assembler, au commencement de Juillet, fesTroupes à Givet. Emanuel - Philibert Duc de Savoye en prit le comman-dement & l’Armée se trouva de cinquante mille hommes de pied, & detreize mille chevaux. Ce Général parut d’abord en vouloir à Mariembourg& ensuite à Rocroi, & tout d’un coup il vint au commencement d’Aoûtmettre le siégé devant Saint-Quentin, qui étoit alors la plus forte placefrontière de Picardie ; mais comme la garnison étoit fort foible, elle n’au-roit pu faire gueres de résistance. Gaspard de Coligni, Amiral de France& Gouverneur de Picardie, s’y jetta à travers le camp ennemi avec plu-sieurs gens de qualité, cinq-cens chevaux & deux - cens Fantassins, & dis-posa tout pour s’y bien défendre (d). . Le Connétable son oncle aiant ras-semblé une Armée de vingt - cinq mille hommes, résolut de faire entrer unsecours d’Infanterie dans la ville. Dans cette vue, le io d’Août, jour deSt. Laurent, il passa la Somme, & aiant surpris les ennemis, Dandelotfrere de l’Amiral trouva moyen d’entrer dans la ville avec cinq - cens hom-mes de pied. Tous les Historiens conviennent, que si le Connétable avoitfait retraite d’abord que le secours fut entré, & avant que le Duc de Sa-voye fût revenu de fa surprise, qui l’avoit obligé de se sauver au quartierdu Comte d’Egmont, il auroit pu la faire sans danger, mais il agit si lente-ment, & le Comte d’Egmont attaqua si vivement son arriéré-garde, queceux qui conduisoìent l’Artillerie & le bagage commencerent à se déban-der ; le Comte profita si bien du désordre, qu’il donna le tems au Duc deSavoye d’arriver avec toute l’Armée & de charger ; ensorte qu’au bout d’u-ne demie-heure toute l’Armée Françoise fut en déroute, avec perte de

G) 2 s Thou L. XVIII. (c) De Thon L. XIX. Daniel p. 21 9-

nuL rst eil t,es choscs mémorables ave- Mezeray.niencemun de e i594 UÌS 1547 J ' usílu>au com ‘ ^ Mezeray, Daniel, p. 210.

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e, il courut grand Fa Rein»t, i„ - d’Jnríeter-