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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HÍSTOIRE DE FRANCE. Liv. XXÍIL

Section Poitou. Jeanne Reine de Navarre , la gloire de son sexe & de saIX. Maison , s’y rendit avec son fils Henri Prince de Béarn ôc HenriDeniers p r j nce t j e Condé, ils furent reconnus pour Généraux de l’Armée, & toutM^ism l< de monde fit serment de les soutenir, jusqu à ce qu’oneût obtenu une paixValois! sûre & honorable (a).

—-- Dans le mois de Mai le Duc de Deux - Ponts prit la Charité & paílà

Siégé de j a Loire ; il mourut peu après, & ses Troupes joignirent l’Amiral , qui se

Poitiers & v0 j an t une nombreuse Armée entreprit malheureusement le siégé de Poi-nemns. eVe ~ tiers ( b ). Henri Duc de Guise se jetta dans la Place avec deux millehommes, & acquit en la défendant autant de gloire que son pere à ladéfense de Metz. Au commencement de Septembre le Duc d’Anjou assié-gea Chatelleraut, & l’Amiral leva le siégé de Poitiers, après avoir brûléune partie de ses gros bagages, & perdu quatre mille hommes & beau-coup de fa réputation. Pour augmenter son embarras, le Parlement lecondamna à la mort comme rebelle, & mit cinquante cinq mille écusd’or furfa tête ; on comprit dans le même arrêt le Vidame de Chartres, & le Com-te de Montgommeri (t).

Bataille de Vers la fin du mois le Duc d’Anjou remporta quelque avantage dans laMention- plaine de Saint Cler, & l’Amiral décampa fans faire sonner ni tambour nitour. trompette, Les Allemands se mutinèrent quelques jours après, & il futobligé de donner bataille à Montcontour le 3 d’Octobre (d). L’actioncommença à huit heures du matin & dura deux heures. L’ínfanterie Fran-çoise de l’Armée des Princes fit fort mal son devoir, & la Cavallerie Alle-mande aiant été mise en désordre se retira. L’Amiral perdit la moitié deson Armée, une partie de ses bagages & toute son Artillerie. On attri-bua la victoire des Catholiques aux dispositions qu’avoit fait M. de Tava-nes. Il sembloit alors qu’il ne reítoit presque plus de ressource aux Protê-ts, mais le courage de l’Amiral étoit inébranlable. Blessé & défait ilrallia les débris de ses Troupes, fe retira en bon ordre, & ne négligearien pour réparer la perte qu’il avoit faite (<?).

Sìeve de St. L’Armée victorieuse, au lieu de le poulies à bout, assiégea St. JeanJean d’An-d’Angeli. De Piles, de la Maison de Clermont, y commandoit, aiant& eii - une garnison de deux mille hommes, d’ailleurs la ville étoit bien fortifiée.De Piles comprit bien que le salut des Réformés dépendoit de la durée dusiégé, desorte qu’il ne voulut entendre à aucune proposition, & qu’il se dé-fendit avec une fermété étonnante. Le Roi & la Reine-Mère se rendi-rent au camp vers le milieu d’Octobre, pour avoir le plaisir devoir prendrela place d'assaut, mais ensuite ils fe bornèrent à j’espérance de la réduirepar la famine. De Piles croyant qu’il n’y avoit pas de fureté à fe rendre,& manquant de munitions, prit la résolution de se faire passage les armesà la main. Enfin M. de Biron s’en mêla : de Piles fe rendit le 2 de Dé-cembre à des conditions honorables, & sortit avec huit-cens hommes de

(a) D’Avila,. Mem. de Tavanes. (d) De Thou L . XLVI< àâl I. c. m

(70 Cajielnau , Daniel, 209 & fuiv. Mezeray 1

W Daniel c. ?. 203, Mezeray. (e) Davih L. V. Cqstehm L. VIX.

Ch. 10.