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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Lîv. XXIII. , 33

forte que le Roi dit à la Reine fa mere, qu’il falloit que lui ou íe Duc Sectioksortit du Royaume (a). Le Duc de Guiie étoit attaché au Duc d’Anjou, ix.

Òí oífrit de le soutenir malgré le Roi, s’il n’avoit pas envie de partir. DeniersU y avoit d’ailleurs un autre Parti plus redoutable & plus dangereux, com- Maifin^deposé de ceux qu’on appelioít les Politiques , parmi lesquels il y avoit des Valois. *

personnes des deux Religions, des Catholiques modérés tels que les Mont--——»

morencis, le Maréchal de CoíTé & M. de Biron ; le Duc d’Alençon étoitleur Chef, & ce Prince avoit grande envie de se défaire de son frere,

& peut-étre même de ses deux freres. Le Roi de Navarre & le Prince deCondé étoient entrés un peu dans ses projets, qui n’étoient en apparenceque la réformation de l’Etat, & J’expulíìon des Etrangers, Les Réformésencouragés par ce Parti, & sachant qu’ils n’avoient gueres à espérer ni duRoi, ni du Duc d’Anjou, commencerent à faire de nouvelles demandes,pour se procurer une fureté réelle; dans cette vue ils formerent une Con-fédération générale, asm de connoitre mieux leurs forces, óç de les em-ployer dans l’occasion : L’autorité Royale étoit tellement tombée dans l’es-pace d’un an, qu’on délibéra, st l'on ne céderoit pas à la nécessité,en ac-cordant ce qu’ils demandoient à des gens, qu’on avoit menacés d’extermi-ner entierement. Le Roi voulut conduire son frere jusques fur les fron-tières , non par amitié, mais pour empêcher qu’il ne se cantonnât dansquelque Province (b). Dans ce voyage il fut attaqué d’une fievre lente &maligne, dont les symptômes étoient très-mauvais. La Reine - Mere, di-sant adieu au Duc d’Anjou en Lorraine, lacha des paroles fort étranges ;

J!lez , mon fils, prendre pojsejfion de votre Royaume , vous n y demeurerez paslongtems (c). Cette Princeiíè étoit alors entierement la maîtresse, Biraguefa créature étoit Chancelier, & il n’y avoit gueres que les Italiens qui a- -voient fa confiance ; aussi ne pensoient - ils presque qu’à trouver les moyensde piller le peuple , & au lieu d’un sage Gouvernement fondé sur lesLoix, d’établir une domination tirannique, sous la direction d’une femmeambitieuse & de ses infolens Favoris.

Les Cours de France & d’Angleterre dissimulaient toujours de part & Nouveauxd’autre, parceque c étoit dans le fond leur intérêt. La Reine-Mere ap-troubles à lepréhendoit qu’Elizabeth n’assiítât les Huguenots , & Elizabeth craignoit Cour - Letoujours les Espagnols & la Reine d’Ecosse. Cependant les Réformés s’ap- P uc d A ,' jCpercevant que, bien que )a Cour n’eut pas consenti à leurs demandes ellen avoit ôfe faire arreter leurs Députés, relolurent de suivre le projet de me Par tuse mettre une fois pour toutes en état de se défendre, & dè pouvoir trai-ter comme Corps politique , & non comme des sujets armés contre leurSouverain. Dans cette vue ils formerent une confédération, où par l’avisde M. de la Noue les Rochelois entrerent (d). Us commencerent alors àremuer en diverses Provinces & surtout en Normandie. La Cour fit levertrois Armées pour faire la cinquième guerre civile, & dans le même te msla Reine-Mere pressa vivement la négociation du mariage de la Reine Eli-

C a) De Thon L. L VII. Mezcray I. c. p.i?3>

sb) Mczeray , De Thou, Daniel

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(V) Mezeray.

(d) De Thou I. c. Daniel ubi snp.Jp- 3 2 3*