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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. i 3P

mes: circonstance nouvelle & extraordinaire, qu’un Roi de France eût be- Sbctiokfoin de la .protection du Duc de Savoye pour traverser sûrement une partie IX.de ses propres Etats. Malgré cette précaution, les Réformés qui étoienten armes ne laissèrent pas d’enlever une partie de son bagage, ce qui l’al- Maison deJarma, & le piqua vivement. Le 5 de Septembre, il arriva à Lyon, la Valois.Reine-Mere vint au devant de lui, & lui présenta le Duc d’Alençon & le 1

Roi de Navarre (a).

A son retour en France, Henri III. sembla avoir dessein de s’appliquer Premieresaux affaires & de se conduire en Roi. II reçut le Duc d’Alençon & le Roi aiïionsdeude Navarre assez froidement, écouta favorablement leurs excuses, & les ^ rincc ‘mit en liberté. II donna le bâton de Maréchal à Montluc pour reconnoi-tre ses grands & longs services, car d’ailleurs son grand âge à ses infirmitésle mettoient 'hors d’état d’en rendre de nouveaux (b). Le Roi partagearégulièrement son tems, pour faire croire qu’il vouloir s’occuper des affai-res d'Etat. 11 étoit toujours amoureux de Ja Princesse de Condé, & parlaà la Reine - Mere de la faire séparer d’avec son mari. Mais dans le temsqu'il se statoit de cette espérance, la Princesse mourut subitement à Paris,comme la Duchesse de Savoye étoit morte peu auparavant à Turin (c).Nonobstant tous les bons conseils qu’on lui avoit donnés à Vienne & àVenise, le Roi se. détermina à continuer la guerre contre les Huguenots,

& à les pousser avec toute la vigueur possible. Le Maréchal de Dam*ville leva alors le masque, assembla les Etats de Languedoc, & publiaun Manifeste par lequel il se déclaroit Cnef d’une Confédération, pourrétablir la paix dans !e Royaume, remettre les Loix en vigueur, &pour chasser les Etrangers de la Cour & de la France (d). Le Roialla de Lyon à Avignon; ce fut-là qu’il donna les premiers essais del’étrange caractère qui le rendit méprisable & ridicule. II assista à uneprocession de Penitens, & la complaisance du Cardinal de Lorraine,qui étoit du nombre, conta la vie à ce Prélat; les uns disent qu’il futsaisi du froid, en marchant la nuit nuds pieds, & d’autres assurent qu’ilfut empoisonné. C’étoit certainement un grand homme, que les Catho-liques idolâtroient, & que les Réformés abhorroient & redoutoient. LaReine-Mere, suivant fa coutume parloir de lui, tantôt comme d’ungrand Politique & d’un Saint, tantôt comme du fléau de la France, &de sauteur des troubles qui duroient depuis si longtems (§), auxquelselle avoit néanmoins autant de part que le Cardinal.

Le Roi ne tint pas longtems les belles résolutions qu’il avoit prises. II Conspira-passoít la plus grande partie de son tems avec ses jeunes Favoris, auxquels àr co-tnle Public donna le nom infâme de Mignons, & avec les Dames , par les l< ^! e ducharmes & l’adresse desquelles la Reine-Mere se flatoit de le gouverner j‘ 575tcomme elle avoit fait ses autres freres, & qui lui servoient auísi à amu-ser le Duc d’Alençon & le Roi de Navarre (/). Le tems de son Sacre

fa) De Thou 1 . c. Daniel I. c. p. 372.

Mezeray.

( b) somment, de Montluc L. VII»

(.0 Mezeray.

S

(d) Daniel ubi sup. p. 375.

(e) journal de Henri 111 . p. m 9.C/) Le Laboureur sur Caítelnau,

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