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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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140 HISTOIRE DE FRANCE. Lïv. XXIII.

Section aiant été fixé, il partit pour Rheims; mais il apprit en chemin une non*IX, velle à laquelle il ne s’attendoit gueres. Fervaques un des Favoris deRrìsdila í ' on ^ rere , /étant déguisé en Paysan , vint le trouver pendant la nuit , &Maison de le jettant à ses pieds lui découvrit une conspiration contre sa vie. LeValois. Roi en parut frappé, mais la Reine-Mere n’y ajouta que peu de créan-

-— ce. Cependant Henri envoya un de ses valets de chambre, nommé

Barat, qu’il instruisit de ce qu’il avoit à faire. Barat alla au rendez-vousdes Conjurés, & à son retour rapporta, qu’ìl y avoit deux - cens Gentils*hommes des plus déterminés, qui avoient formé ce dessein (a). Le Roifit venir le Duc d’Alençon , & le menaça de la mort; ce Prince se jetta àses pieds, confessa tout & obtint son pardon. Les Conjurés , sachantqu’ils étoient découverts, sortirent du Royaume ( b ). Henri fut sacré àRheims le 13 de Fevrier par le Cardinal de Guise; mais la cérémonie sefit avec si peu d’ordre, qu’on oublia de chanter le Te Deum ; quand on luimit la couronne sur la tête, il dit assez haut qu’elle le blessoit, & elle luiroula deux fois de la tête, comme si elle eût voulu tomber. Le lende-main , il épousa Louise de Lorraine, fille du Comte de Vaudemont (c).Evènement La guerre contre les Protestans continuoit avec assez peu de succès;divers. mais Montbrun, qui avoit pillé le bagage du Roi, aiant été fait pri-sonnier, perdit la tête, par arrêt du Parlement de Grenoble (d). IIfut remplacé par le fameux Lesdiguieres. En conséquence d’une négocia-tion commencée les Confédérés firent présenter au Roi, par leurs Dépu-tés, une requête qui consistoit en quatrevingt-douza Articles; ils de-mandoient la tenue des Etats Généraux, le rabais des tailles au mêmepoint où elles étoient fous Louis XIL, qu’on eût à punir les Athées,les Blasphémateurs, les Magiciens, & à exécuter les Ordonnances contreles infâmes débauches, qui provoquoient la colere de Dieu contre laFrance. Le Roi fut fort irrité de cette requête, fans pourtant romprela négociation (e). On chercha à se défaire du Maréchal de Damviliepar les voies à la mode, c’est-à-dire qu’on l’empoisonna, mais il eut lebonheur d’en rechaper. Cependant fur -le bruit de fa mort la Reine-Mere obtint du Roi un ordre à Louvre, un de ses Favoris, d’étranglerle Maréchal de Montmorenci. Souvré étoit le seul honnête homme quifût auprès du Roi. II reçut l’ordre, uniquement pour en différer l’exécu.tion ; & aussitôt qu’on fut que Damvilie n’étoit pas mort la Reine fitrévoquer l’ordre. Souvré persuada au Roi que le seul moyen de lui faireoublier le passé, de même qu’au Maréchal deCossé, c’étoit de les mettre en-liberté comme l'on fit (f). Dans le mois d’Août le Roi fut attaqué d’unviolent mal d’oreille ; il ne douta pas qu’il ne fût empoisonné ; ce fut àcette occasion qu’il fit venir le Roi de Navarre dans fa chambre, & le con-jura de le défaire de ce méchant, désignant le Duc d’Alençon, & de s’as-furer par là-la Couronne à lui - même. Le Roi de Navarre le consola,.mais

L

(d) Matthieu L. VII. Daniel I. c. p, 382 III. p. m s>, ro, Mezerays

Les. mêmes.

Dj Thon L. LX.

L a ) IJ - 1 nou *• L. Mezeray I. c. p. 205-0) Daniel 1 . c. p. 380. De Thou L. LX.(/) De Thou L. LXL.

( b.) Les. mêmes.

(e), Tk Thon L, LX. Journal de Henri