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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. I4 *

en même tems lui déclara qu’il n’acheteroit jamais une couronne à ce prix Sectio»(a), & le Roi guérit bientôt. ' Le Duc d Alençon, mécontent d’être gê- Dír ^f‘né, s’échapa le 15 de Septembre, & se rendit à Dreux, où il eut bien- Ro ™ tg £ ^tôt beaucoup de Noblesse autour de lui. Peu de tems après, un Corps Maison ded’Allemands entra en France ; le Duc de Guise les attaqua & les défit, il Valois,fut dans cette occasion blessé au visage, ce qui lui fit donner le nom "" -de Balafré (b). . _

Nonobstant cet heureux succès, la Reine -Mere fouhaitoit fort de ré ta- Trêve tkblir la paix, en quoi elle écoic secondée par le Maréchal de Montmorenci. six mois.Mais les Réformés se déficient tellement d’elle & mêmedu Duc d’Alençon,qu’elle ne put obtenir qu’une trêve de six mois, à des conditions trés - du-res, les principales furent, que le Roi payeroit les Troupes Allemandeslevées par le Prince de Condé; qu’il accorderont une Garde au Duc d’A-lençon; qu’il congédieroit ses Troupes, & qu’il donneroit aux Protestanssix villes de fureté, savoir Angoulême, Niort,Saumur, Bourges, ìa Cha-rité & Mesieres ; mais les Gouverneurs d’Angoulême & de Bourges refu-sèrent de livrer ces Places, deforte que les Confédérés se contentèrent deSaint-Jean d’Angeli & de Coignac. Cette trêve , que la Reine-Merenégocia en personne, fut publiée le 22 de Decembre (c).

Depuis que le Duc d’Alençon avoit quitté la Cour, le Roi & la Reine* ConclusionMere croyoient fermement que le Roi de Navarre n’avoit plus de liaisons ,le k Paix,avec lui, & ils n’étoient en peine que de ce que le Prince de Coudé n’a- IS ^ <5,voit pas consenti à la Trêve. Au commencement de Fevrier, ils eurentle chagrin de voir qu’ils s’étoient trompés. Sous prétexte d’une partie dechasse, le Roi de Navarre se retira, & prit st bien ses mesures, qu’il ar-riva heureusement dans son Gouvernement de Guienne, & déclara d'abordqu’il n’avoit fait profession de la Religion Romaine que par force, & qu’ilavoit toujours été dans le cœur de la Religion Réformée, dans laquelle ilavoit été élevé (d). L’évasiondece Prince allarma fort la Cour,quand elleapprit que le Prince de Coudé s’avançoic avec les Allemands, L que le Ducd’Alençon l’étoit venu joindre, & avoit pris le commandement de l’Ar-mée, forte de trente cinq mille hommes. Le Duc de Mayenne commandoitl’Armée du Roi, à la place du Duc de Guise son frere, dont la blessure n’étoitpas encore guérie,- il n’avoit que dixhuit mille hommes. La Reine-Me-re, qui fuivoit toujours son ancien système, négocioit de tous côtés, &enfin à laide du Maréchal de Montmorenci, elle conclut la paix vers lemilieu de Mai; les Articles du Traité, au nombre de soixante - trois, fu-rent déduits dans l’Edit de pacification. On y accorda aux Réformés la li-berté entiere de conscience, avec l’exercice public de leur Religion, lans-restriction, excepté qu’ils ne le pourroient faire qu’à deux lieues des en-droits où se trouverait la Cour, éi à la même distance de Paris. On in-stitua les Chambres roi - parties, composées d'un nombre égal de Conseillers^cc. Catholiques & Réformés. La mémoire de l’Amiral de Coligni detous ceux qui avoknt été condamnés par la Justice, fut réhabilitée ; on ac»

(a) Matthieu ubi sup. Daniel p, Z8S- fr) Lts mêmes..

(£ ., Messray p. 207. Daniel p. 401. De (si) De 2 hou- L. LXI 1 . Daniel s. 404»-*hu. 1. c.

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