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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.dans le Périgord; là le dernier, après avoir conféré avec les Députés des SectionP rotestans, trouva les conditions que le Roi offroic si modérées, que l’on ix.conclut bientôt le Traité, par lequel l’Edit de Poitiers fut confirmé, selonle reglement fait à Nerac, & les villes de fureté laissées aux Protestans Maison depour six ans (a). Le Prince de Condé s’oppofa fortement à cette paix, Valois.

parcequ’il avoit fait un Traité avec l’Electeur Palatin pour avoir une nou--

velle Armée d’Allemands, & qu’il lui avoit promis des villes de fureté, enattendant qu’il acquittât les sommes considérables qu’il lui avoit promises.

Les Protestans ne voulurent point entendre á la proposition de mettrequelques-unes de leur fortes Places entre les mains d’Etrangers; d’autrepart, l’envie de prévenir cette nouvelle invasion, avoit été un des princi-paux motifs, qui avoient porté le Roi à la paix. Les deux Partis ne goû-tant donc point ce projet, le Roi de Navarre, du consentement des Ré-formés, ratifia la paix vers la fin de Novembre, le Roi en fit autant unmois après, & fit vérifier le Traité au Parlement de Paris (b). Cela donnaun grand relief au Roi de Navarre ; la Reine fa femme n’acquit pas moinsd’honneur ; car par fa capacité & par fes intrigues elle avoit mis les affai-res de son frere fur un très - bon pied dans les Pays - Bas ; il est vraiqu’elle n’auroit peut-être pas si bien réussi, fans la mort de D. Juand’Autriche, arrivée fort à-propos pour ses desseins, & quoiqu’on l’at-tribuât au poison, le soupçon n’en tomba ni fur elle ni fur son frere.

Immédiatement après la conclusion de la paix , le Roi de Navarre in- Le Ducforma le Roi, que ce n’étoit pas par nécessité qu’il l’avoit faite, comm ed’Alerçmiil fembloit, le Roi d’Efpagne lui aiant offert autant d’argent & de Trou - cntrc aanSpes qu’il en auroit besoin pour fe rendre maître de la Guienne, & conti- l ^ s as Fays 'nuant encore à le presser de les accepter. II assura encore la Cour, qu’iln’entroit point dans l’entreprife du Prince de Condé ; qui persistoit à nepoint consentir à la paix. II tint si fidèlement fa parole, que le Duc deMayenne n’eut gueres de peine à obliger Lesdiguieres & les autres mé-contens d’accepter la pacification (c). Ce procédé du Roi de Navarre fitégalement plaisir au Roi & au Duc d’Alençon. Ils fe crurent si sûrs d’obte-nir la main de la Reine Elizabeth, que le Roi envoya en Angleterre unemagnifique Ambassade, pour faire dans les formes la demande. Le PrinceDauphin, fils du Duc de Moncpensier en fut le chef (d). Les Ambassa-deurs eurent dans le mois d’Avril 1581. leur premiere audience publique,qui f e passa avec toute l’agrément & tout la magnificence possible. Ondressa le Traité de mariage, & celui d’une alliance entre la France &

1 Angleterre contre l’Efpagne ; les Protestans zélés en Angleterre murmure-r ent hautement d’un projet qui ramenoit le Papisme dans le Royaume ; &fes partisans de la Ligue en France insinuoient que le traité d’alliance & lemariage prouvoient que le Roi ik son frere n’avoient que trop de penchantP°ur ì’Hérésie; nonobstant tout ce que le Roi fefoit afin de passer nonfeulement pour zélé Catholique, mais pour un parfait bigot. Le Prince -

O) De Thon L. LXXII. D ’Aubigné T.L. l'\ Ch. 22

UO Daniel p. 491, Mezcray I. c. p. 250.

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C c ) Les mêmes.

(dj Relation de l’Ambassade du PrinceDauphin dans les Mem.du Duc deNevcrslM.