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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. Ho

suc vous aurez cru un menteur, S qu un sot l’aura écrit ( a). Le trait est Sncrrowcurieux, òi nous taisions au Lecteur à y faire ses réflexions. Un Histo- ix.rien Flamand conjecture, que la Reine chercha principalement à empéchtile mariage du Duc d’Alençon avec une fille du Roi d’Efpagne ; ce qui n’au Maijmfcroit convenu ni à elle, ni au Prince d’Orange, qui soupçonnoit toujours Valois.

que les Espagnols avoient de l’influence dans le Conseil de France (b). --

Après le retour du Duc dans les Pays-Bas, on lui rendit les plus grands Les affaireshonneurs, tant par respect pour la Reine d’Angleterre, qu’à cause de sa vont affez-naissance & des services qu’il avoit rendus aux Etats (c). Pour lui inspirer mal dansUne fermeté,qui n’étoit pas naturelle chez lui ,il fut installé solemnellementà Anvers, dans le mois de Mars, Marquis du St. Empire,& Duc de Bra- , s g 2 ,.bant (d). Mais cette solemnité, destinée à lui faire honneur, lui fit rece-voir un affront publiquement. Le Prince d’Orange aiant été blessé au vi-sage par un nommé Jaurégui, ami d’un Marchand qui avoit fait banque-route, la populace,qui soupçonna le Duc d’Alençon, se souleva & désarmatous les François. Le Prince, malgré fa blessure, eut foin de rétablir lecalme en peu de tems, mais le Duc ne put oublier fi tôt ce qui venoit d'ar-river. 11 alla ensuite ?. Gand, où il fut salué Comte de Flandres. Nonob-stant tous ces beaux titres ce Prince n’avoit gueres d’autorité, les Etats sela réservoient ; comme cela étoit naturel, puiíqu’ils combittoient pour laliberté, & non pour changer de Maître, il n’êcoic pas aisé de faire digé-rer ce procédé à leur nouveau Duc; d’ailleurs ceux qui étoient autour delui n’étoient pas d’humeur à souffrir qu’il demeurât dans l’inaction, quandmême il y auroit été porté. Ils l’avoient suivi dans l’espérance de fairefortune, & il fallokpour cela qu’il eut Je pouvoir de Jes récompenser. Onlui indiqua les moyens de se rendre plus puissant, & il eut ('imprudence deVouloir s’en servir. Pendant qu’il méditoit de grands desseins, le Princed'Orange découvrit par sa vigilance une conjuration contre la vie du Duc-àí la sienne, & même contre celle du Roi de France. Le Chef du com-plot etoit le fils d’un Espagnol nommé Salcede, qui avoit levé un Régi-ment à ses propres dépens pour le service du Duc & il avoit engagé dansla conjuration un Italien nommé François Bazi, & un Banquier. Ce der-nier dans l’esperance d’obtenir sa grâce, confessa tout, mais ensuite il setua lui-méme dans Ja prison (e). Saìcede varia dans ses interrogatoires,pour être transféré à ce que l’on croît à Paris, espérant d'etre délivré enchemin. Quand il y fut il révéla d’étranges choses a la question, qu e lestoi étoit à portée d’entendre ; mais il se rétracta avant sa mort. U fat-,

Martelé (/). Le bruit courut qu’il avoit été atteint & convaincu d’avoirVoulu livrer Calais & Dunquerque au Duc de Parme, & attenter à la vieà Prince d’Orange & du Duc d’Alençon ; mais on a cru généralement, qu’il«voie révélé la conspiration des Guises, ce qui consterna le Roi & Ja Cour-'

(«) Le même p, 516.ibj Strada T. II. L. IV.

\ e J Le même.

G) D e Thtu l. LXXV. Daniel 1 . c. p.

T

(e) Mezeray T. V. p. 256. Journal deHenri III. p. m. 48, 49.

(/) Le même. Mezeray 1 , c. Daniel!.p. 521.