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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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IX.

DerniersRois de la

populairesâu Rot.

Traité des

I54 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

A son retour , le Duc d’Epernon forma le projet d’arrêter le Duc deGuise ; il en eut avis, & se retira dans son Gouvernement de Champa-gne, bien déterminé à prendre les armes, d’autant plus que le Roi de Na-M -r 3 á{ varre avoit réconcilié le Maréchal de Montmorenci avec Henri III. dansValois*, le tems que ce Prince étoit fur le point d’attaquer le .Maréchal (a). Le

—-Roi, comme s’il fût revenu k lui - même, donna au mois de Novembre un

Démarches Rdit par lequel il défendoit toutes les confédérations & les associations »fous peine de Leze - Majesté ; il supprima soixante-six Edits pécuniaires,qui avoient été vérifiés au Parlement, diminua les tailles de sept cens milleLivres, se fit voir en public & affecta de paroitre populaire {b).

D’autre part, les Guises firent un Traité avec l’Efpagne, par lequel ilsGuises avec s’engagerent à reconnoitre le Cardinal de Bourbon pour Roi de France,l Espagne. a p r £ s [ a mort de Fleuri III., de faire recevoir le Concile de Trente dansle Royaume & de faire rendre Cambrai au Roi d'Espagne, à condition»qu’il fourniroit aux Ligués cinquante mille écus, d’autres disent cinquante-mille pistoles par mois pour faire la guerre aux Huguenots. Ce Traité sutnégocié secrètement à Joinville, & conclu le 31 de Décembre 1584 (c).

Le Tape il importoit aux Guiiês & à leur, Faction! de faire approuver leurs des-approuve la feins par le Pape ; ils envoyereot si souvent le P. Claude Matthieu à Ro-trih d ’ ar - me, qu’on lui donna le nom de Courier de la Ligue. Les réponses qu’ilapporta n’ëtoient pas aussi satisfaisantes qu’on les attendoìt. Le Pape ap-prouva qu’on prit les armes pour maintenir la Religion Catholique ; maiscondamna tout attentat contre la vie da Roi (d).

.. Les Etats des Pays - Bas voiant que leurs affaires alloient en empirant,

dû'Cardinale nvoyerent des Députés à Henri III. pour lui offrir la Souveraineté fanscie àài. restriction, que ce Prince ne jugea pas à-propos d’accepter (c). MaisLa Ligue p arce q U ’il leur avoit donné audience, malgré tous les efforts de i’Ambassa-deur de l’Espagne pour l’empêcher; les Espagnols forcerent le Duc deGuise de se déclarer, avant qu’il eût les forces nécessaires pour se sou-tenir. Tout ce que les Ligueurs purent faire ce fut d’emmener le Cardi-nal de Bourbon à Peronne; là ils publièrent un Manifeste sous son nom;il y prenoit la qualité de.premier Prince du Sang, & insinuoit ses préten-tions à la Couronne ; cette piece contenoit une peinture affreuse de l’étacdu Royaume, & en mêlant le faux avec le vrai, on y vilipendoit la con-duite du Roi de façon à le rendre également odieux & méprisable (/).Le Duc de Guise se mit en campagne avec environ cinq mille hommes, &surprit Verdun, mais il manqua Metz par le bon ordre que le Duc d’Eper-non y avoit mis (§)> On fit aussi une entreprise sur Bourdeaux, que leMaréchal de Matignon fit échouer, ensorte qu’il sauva cette ville au Roi.Les Ligueurs surprirent Marseille , mai s les Royalistes l’emporterent lelendemain, & firent pendre les principaux Conjurés. Le Parlement deProvence donna auífi un Arrêt, par lequel il déclaroit perturbateurs du re-

prise d’ar-mes,

Manifeste

prend lesâmes.

1585 .

(a) Mezeray p. 279-

(b) Mezeray T. V. P- 281. Journal deHenri III p. 74.

(c) Mezeray 1 , c. Daniel T. XII. p. 547,54»-

00 Daniel 1. c. p. 552, 553.

(«) De Thou, ubi íup. Mezeray I. c. p. 282*

(f) De Thou 1. c. Mein. du Duc de'Nevers T. I.

(g) Mezeray 1 . c. p. 283.