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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. iyi

étoient vaines; la plupart des Députés des Etats se retiraient de Blois sans Sectiondire adieu, ensorte que pour sauver les apparences, il congédia les Etats!. -IX-Plusieurs des grandes villes se déclarèrent pour la Digue, que le’Pa^é'&'leRoi d’Efpagne appuyoient publiquement. Mais ce qui I’inquieta le plus Maison j s& fit le plus de tort à fa réputation , ce fut la conduite de du Guast, qui Valois,traita avec les Ligueurs de la rançon des prisonniers; & lorsque le Roi m* —y—"ílruit de ce qui se passoit les lui redemanda, il eut fin faïence de marchan-der avec lui, & pour trente mille écus qu’il se fit payer sur le champ, í!lui remit le Cardinal de Bourbon , le Duc d’Elbceuf & le jeune Duc de Gui-se (a). 11 retint s Archevêque de Lyon & la Chapelle-Marteau avec la li-berté de les rendre à ceux qui lui en donneraient la plus grosse rançon ;

& ce furent les Ligueurs avec lesquels il fit marché peu de tems après(b). Si le Roi, au lieu d’écouter les timides conseils du Maréchal deRetz, avait suivi ceux du Maréchal d’Aumont & de M. de Rambouil-let , & eut marché droit à Paris, il aurait étouffé la guerre civile désfa naissance (c); mais l’envie de temporiser, qui lui fut toujours fatale,,l'emporta & donna lieu aux troubles qui durerent tant d’années, & mi-rent la France à deux doigts de fa ruine, après savoir mis au tombeaupar une mort prématurée.

Cependant les Ligueurs de Paris réduisaient leur révolte éh Système. Les U-Soixante-dix Docteurs de Sorbonne osèrent décider, que les François étoient à:déliés du serment de fidélité, qu’ils avaient fait à Henri de Valois, & qu’ilspouvaient lever de l’argent & prendre les armes (d) , L par un autre De- fóbéíjsancecret ils défendirent de faire mention du Roi dans les Prières publiques (c), du Roi, £?Les Seize, qui étoient de fait les Tribuns du Peuple, avaient nommé le déclarent jeDuc d’Aumale Gouverneur de Paris; de concert avec lui Bull! le Clerc,

Procureur séditieux, que le Duc de Guise avait fait Gouverneur de la Ba tenant-Gé"stille,apprenant que le Parlement était assemblé pour faire une Députation némi duau Roi, s’y rendit suivi d’une troupe de gens armés, & emmena plus de Royaume.cinquante tant Présidais que Conseillers ; il les conduisit tous en robe & énbonnet à la Bastille, au travers dune foule de peuple,qui les chargeait demille injures (/). Les Factieux formerent ensuite un nouveau Parlement,

& mirent par force le Président Brisson à la tête de ce Corps ; le Sieur deMolé fut obligé d’accepter la charge de Procureur-Général, parcequ’on lemenaça de la mort s’íl la refusait. Ce nouveau Parlement déclara nul leserment que les Députés avaient fait de retourner à Blois, supposé qu’ilsne pussent ramener Jes esprits des Parisiens, cette Cour jura aussi de ne sejamais départir de la Ligue, & de poursuivre la vengeance de la mort duDuc & du Cardinal de Guise. A l’arrivée du Duc de Mayenne, le Conseilde s Union, qui étoit de quarante membres, fut augmenté , & il déclarale Duc Lieutenant - Général de l'Ltat Royal b Couronne dc France , titreinconnu L inintelligible , mais en vertu duquel il fut revêtu d’une puìs-

(a) Les mêmes. p. M. n8, *19. _ v

sD Daniel p iíS2. (e) Mein. de lu Ligue T* 1 T-

(c) De Thcu ubi sup. Daniel ]>■ IZS (/) journal rie Henri lil. p, m. i°5j

(d) Maimbourg Hiít. de la Ligue T. II. m6. De Thon 1. c.

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