HISTOIRE DE FRANCE. Lrv. XXIII. m
eurent à la fin d’Avril. Quelques personnes avertirent le Roi de Na Sbctiohvarre, qu'il pourroit avoir le même fort que le Duc de Guise; pour lescontenter ce Prince prit quelques précautions à la premiere rencontre,mais le lendemain il vint accompagné d'un feu] Page pour saluer le Roi, Maison dsce qui contribua à rendre leur union plus fincere (a). Pendant que le Valois.Roi de Navarre assembloit ses 'troupes, le Duc de Mayenne pensa en- '
lever le Roi. Un détachement de Cavalerie du Duc n’étoit pas à plusde cent pas de Henri, lorsqu’un meunier l’avertit du danger, î] gagnaà toute bride le fauxbourg de Tours, que Crillon avec une partie duRégiment des Gardes défendit vaillamment mais la ville & le Roi cou-roient risque, fi les Troupes du Roi de Navarre n'étoient arrivées le 7de Mai ( b ), Le Pape aiant excommunié le Roi pour la mort du Cardinalde Guise, l’emprisonnement du Cardinal de Bourbon & son union avec leRoi de Navarre, le Roi en fut fort consterné ; mais le Roi de Navarrelui dit, Sire, marchons h paris, Ji nous vainquons nous aurons l'absolution (c).
Le Duc d'Aumale avec les Milices de Paris vint assiéger Senlis, que le Roiavoit surpris. La Noue & le Duc de Longueville avec une poignée demonde battirent d’Aumale & firent lever le siégé, ce qui encouragea lesdeux Rois à poursuivre leur entreprise. Dans leur marche ils reprirentplusieurs Places, les unes se rendirent & d’autres furent emportées d’af-îaut, Etampes fut de ces dernieres, & le Baron de Saint Germain qui ycommandoit eut la tête tranchée (d) Nicolas de Harlai Sieur de Sanci, quele Roi avoit envoyé en Suisse fans argent pour lever des Troupes, s’ac-quitta de cette commission en vendant ses pierreries & une partie de sonbien; & arriva à Conflans avec dix mille Suisses, deux mille Lansquenets& quinze-cens Reistres. Le Roi lui dit en l’embrassant., que les récompen-ses ri égaieraient point k service qu il vernit de lui rendre , mais quelles pas-seraient ses ejpêrances (s). L’Armée des deux Rois se trouva alors forcede plus de trente mille hommes, Le dernier jour de Juillet ils investirentParis ; Je Roi établit son quartier à Saint Cloud, ôi le Roi de Navarre lesien à Meudon (/).
Lorsque l'Armée Royale s’approcha de Paris, les Parisiens rappel! er en t AffoJJìnMle Duc de Mayenne d’Alençon, qu’il avoit pris, pour venir les défendre. àe HenriU prit les meilleures mesures possibles, & se posta lui-même avec quatre 111 ï a L I 1 'mille hommes dans les fauxbourgs de Saint Honoré, bien résolu de s’ou ^
vrir une passage à la derniere extrémité ou de périr. On croit en généralque Paris n’auroit pu tenir longtems, parceque le Roi pouvoit couper detous côtés les vivres; & que les habitans étant une fors pressés par la di-sette , les Royalistes qui étoient en grand nombre auroient mis le Duc deMayenne & les Ligueurs acharnés en quelque façon entre deux feux.
Mais un coup imprévu les lauva. Jaques Clément, Moine Dominiquain,,
fa) Daniel T. XIII P ^S 8 . 199 . 00 Daniel ? 2 IÇ.
(2>) Cayet T 1 D’Aubignt T. ilí. L. (<?; DeThouL. XCV1. D'Jubigné 1. c.if. Ch 18- Ch. 22.
(c) journal, de Henri 111. p. llj. Daniel (f) Daniel p. 2 - 2 Z»
k- C. p. 216,. LI 7 ,
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