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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. ig r

Armée, la Place auroit été emportée d’assaut, Les Parisiens firent pen- Sectioncire deux ou trois Bourgeois qui étoienc Royalistes ; 8 c le Roi par représail- x.les fit subir le même fore à un des Membres du Conseil de l’Union (a). de

Le 2i de Novembre le Roi fit son encrée à Tours, & le même jour le * lenn V 'Duc de Mayenne fit proclamer Roi publiquement le Cardinal de Bour*bon fous le nom de Charles X. (b). Quelques-uns des Seize & les plusemportés des Ecclésiastiques ne laissèrent pas de proposer de faire le Roid’Efpagne Protecteur de la Ligue ; mais le Duc de Mayenne fit différer lachose jufqu’à I’arrivée du Pape. Aiant reconnu que le Légat étoit dansles intérêts de l’Efpagne, il propoíà de déclarer Je Pape Protecteur de laLigue, ce que les Ecclésiastiques approuvèrent• le Légat n’eut rien à dire,

& les Seize furent obligés d’acquiescer. II déclara ensuite, que puifqu’iígouvernoit au nom du Roi, quoiqu’il fût prisonnier à Foncenai-le-Comteen Poitou, il vouloit établir un Conseil Privé , & caff-r celui de l’Union ,pareequ’une telle Assemblée sentoit trop la République. Ce fut - là un coupde foudre pour les Seize. 11 fit ensuite f Archevêque de Lyon Garde desSceaux à la place du Sieur de Montholon, qui n’avoit plus voulu exercercet emploi après la mort du feu Roi (c).

Quelques - unes des grandes villes & quelques Parlemens fe déclarèrent Plusieurspour le Roi, d’autres pour la Ligue, & d’autres affectèrent de rester neu- Je (ti-tres. Le Maréchal de Matignon fit prendre ce parti à la ville de Bour- f e ar ^‘ t . í> rï rd eaux, & rendit par là plus de service au Roi, que s'il s’étoit déclaré d’autrespour lui (d). Le Duc d’Epernon, bien qu’i! affectât une efpece d'indápen- purieCar-dance & qu’il eût une meilleure Armée que le Roi, agit courageusement & dînai daavec succès contre la Ligue ; il ne fit pourtant pas de démarches pour fe ^ 0urì>0!l -réconcilier avec le Roi, de peur que ce Prince ne lui empruntât son argent.

Le Duc de Savoye demanda au Parlement de Grenoble de le reconnoitrepour Roi de France; ce qui lui aiant été refusé, il auroit accepté le Royau-me d’Arles, mais la Valette, frere aîné du Duc d’Epernon, l’empêcha derien obtenir, aiant sacrifié ses Troupes , son bien & enfin sa vie mêmepour le service du Roi (§).

Le Duc de Mayenne s’écant rendu maître de Pontoise au commencement Le Duc dede Tannée 1590, alla mettre le siégé devant Meulan. Le Roi marcha en Mayennepersonne au secours de la Place avec un petit détachement, ce qui obligea lt lale Duc à décamper. Mais aussitôt que le Roi fut retourné fur ses pas pour Aâjoindre son Armée, le Duc reprit le siégé, mais inutilement; le Roi s’étant IS J 0iavancé avec son Armée, le Duc fe retira pour éviter une bataille (/). Sevoiant supérieur, le Roi assiégea Dreux. Mais le Prince de Parme aiantenvoyé un puissant secours des meilleures Troupes de son Armée, le Ducde Mayenne marcha avec une Armée de plus de seize mille hommes poursecourir la Place; le Roi vint à lui à Ivri avec environ dix ou douze millehommes. Le Duc n’avoit nulle envie de combattre, mais il ne .put l’évi-ter. La bataille fe donna le 14 de Mars ; ce que le Roi dit à ses Troupes

(a) Daniel T. XIII. P- 271. {d) Hist. de Matignon L. II.

C b) Le 'Ȑme, p. 279. Ce)Cayet T L

(c) Le môme, p. 292, 2 A z. (f) Memoir. de ia Ligue.