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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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182 HISTOIRE DE FRANCE. Lir. XXIII.

Section mérite d’être rapporté; montrant aux soldats son casque surmonté d’unlì'lhir ds pennache blanc, cnfans , leur dit- il, fi les Cornettes vous manquent , voicilltnúW. & fië ne l ^ u 'ralliement , vous le trouverez toujours au chemin de la vittoire

_U de íhonneur. Dieu est pour mus (a). Il s’exposa beaucoup; il étoit

présent quand le Comte d’Ëgmont fut tué, & tailla en pieces trois Cor-nettes Walonnes, qui vouloient l’envelopper. Le Duc de Mayenne futentierement mis en déroute ; perdit son canon, tout son bagage, & toutce qu’iî pomvoit perdre (h). A la fin du combat, il ne restoit plus deTroupes ennemies en corps, qu’un gros Bataillon Suisse, auquel plusieursFrançois s’étoient joints, qui se retiroit en ordre & fesoit bonne contenan-ce, bien qu’environné des Troupes du Roi. Ce Prince envoya un Trom-pette à ces Suisses pour leur offrir bon quartier de fa part; tous l’accepte-rent, & aiant mis les armes bas, ils consentirent de passer à son service(c). II y eut environ cinq* cens hommes de tués du côté du Roi, & lesLigueurs perdirent de façon ou d’autre presque autant de monde, qu’il yen avoit dans l’Armée du Roi. Le Maréchal de Biron, qui commandoit lecorps de réserve, ne combattit point, & néanmoins contribua beaucoup àla victoire, en se présentant avec son corps de réserve dans tous les en-droits où son secours étoit nécessaire. Après faction, ce Maréchal fit auRoi un compliment qui montre qu’il étoit aussi bon Courtisan, qu’habileCapitaine; Sire, lui dit-il, vous avez fait aujourd’hui le devoir du Maréchalde Biron , le Maréchal de Biron a fait ce que devoit faire le Roi (d). LeDuc de Mayenne étoit perdu sans ressource, s’il n’avoit persuadé auxhabitans de Mante que le Roi avoit été tué, desorte qu’ils le reçurent &qu’il passa la Seine. II tâcha aussi d’arrêter l’Armée victorieuse en négo-ciant la paix, & le Roi faute d’argent ne pouvoit aussi agir; cependant le8 de Mai la ville de Paris se trouva entierement bloquée (s).

Le même jour, ou suivant d’autres le lendemain, le Cardinal de Bour-bon mourut dans fa prison d’une rétention d’urine, à sage de soixante-septans (/). II étoit persuadé que sa Royauté n’étoit qu’une Comédie ; car

il affectoit depuis la mort de Henri III. , lorsqu’il parloit du Roi , de

l’appeller non pas le Roi de Navarre, mais simplement le Roi mon neveu.Les Ligueurs continuèrent à faire battre monnoye à son coin,pendant cinqans, & obtinrent un Décret de la Sorbonne, confirmé par arrêt du Parle-ment pour exclure Henri de Bourbon de la Couronne (g).

Siégé de Le Duc de Nemours étoit Gouverneur de Paris & s’acquittoit de sonparis, que devoir avec beaucoup de capacité. On fit un régiment d’Ecclésiaítiques,le Roi est au nombre de treize-cens hommes ; le Légat s’étant arrêté pour les voir pas-ctuge de p er , p on Secretaire fut tué tout proche de lui. Les Parisiens souffrirent

wr * horriblement de la famine, & malgré leurs sermens de n’entendre à aucun

Traité, ils furent contrains d’entrer en négociation (/?). Le Roi auroit pu

Mort duCardinal deBourbon,

(d) Daniel, p. 302.De Thou L.XCVIII.(fc) Daniel I. c. p. 307. Mezeray,. DeThm 1. c.

(c) Les mêmes.

{d) Daniel p. 309.

(e) Mem. de Vilteroi T. I.

(/) Cayet T. I. & al.

(g) Daniel p. Z?.I-ZZZ.

(h) Davila L. Xi. Daniel p. 338.