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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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iSl HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIÏT.

Section gent & des munitions , 1 e Maréchal de Biron reprit plusieurs Places en Nor-X mandie. Par le conseil du Chancelier de Chiverni, à qui il avoit rendu lesHistoire de f ceaux > j e Roi assiégea Chartres, dont il se rendit maître avec beaucoupHenri v. p e j ne> Quelque tems après la ville de Louviers en Normandie aiant étésurprise, l’Evêque d'Evreux, Ligueur opiniâtre y fut fait prisonnier. Ontrouva dans ses papiers un Ecrit, où il approuvoit l’assaffinat de Henri III.& soutenoit qu’on pouvoit traiter de même le Roi son successeur. Aiantrefusé de rétracter cette doctrine détestable & impie, il fut condamné à uneprison perpétuelle («).

Ses Bulles Le Parlement de Chalons fur Marne, déclara tous les Actes du Pape con-condam - tre le feu Roi & le Roi régnant, nuls, abusifs, scandaleux, séditieux,nées. Edit ordonna de les faire brûler par la main du bourreau, décerna prise de corpsde Mantes, contre le Nonce du Pape, & promit une récompense à quiconque le li-vreroit à la Justice (b). Le 4 de Juillet, le Roi donna à Mante un Editpar lequel il cassoit, révoquoit & annulloit ceux que les Ligueurs avoientextorqués à son prédécesseur, & accordoit la liberté de conscience par toutle Royaume (c). Au mois d’Août il prit Noyon à la vue du Duc de Mayen-ne, & reçut l’agréable nouvelle que le Vicomte de Turenne avoit obtenuseize mille Allemands pour son service.

Intrigues Pendant le siégé de Noyon, il apprit que le jeune Duc de Guise s’étoitdes Seize, sauvé du Château de Tours. A cette nouvelle il se contenta de dire, Plussaurai s ennemis & plus saurai d'honneur à les battre (d). II ne fut paslongtems fans entendre parler d'un autre Concurrent, auquel ni lui nipersonne n’avoit jamais pensé , c’étoit le Cardinal de Bourbon , fils deLouis Prince'de Condé, qui prétendoit être le plus proche héritier Ca-tholique de la Couronne de la Maison de Bourbon. Les Seize , qui a-voient repris leur pouvoir dans Paris , étoient portés pour le Duc deGuise sous la protection de l’Espagne. Le Roi en fut bientôt instruit,& il eut le bonheur de se saisir de leur Agent & de la Lettre dont il étoit por-teur pour le Roi d’Espagne ; il l’envoya au Duc de Mayenne, afin qu’ilconnut ce qu’il avoit à craindre de cette dangereuse faction (s). 11 con-

sentit aussi que le Duc envoyât le Président Janin en Espagne, pour tâcherde pénétrer les véritables intentions de Philippe II. Le Roi connoissoit lePrésident pour honnête homme , & ne doutoit pas qu’il ne se dégoûtâtde la Cour d’Espagne. 11 ne se trompa point; Janin trouva Philippe ILsi prévenu qu’il seroit bientôt maître de la France , qu’à tout propos il ré-pétoit au Président j ma ville de Paris , ma ville d'Orléans , ma ville de Rouenàíc (J). Janin entendit parler aussi de slnfante d’Espagne comme Reinede France, & d’un nouveau Roi en vertu de son mariage avec elle. Phi-lippe II. prétendoit, que la Couronne appartenoit à slnfante, comme laplus proche parente dufeu Roi, & il se bornoit à la lui ceder en la ma-riant à l’Archiduc Ernest. Le Roi h la tête d'une Armée de trente - cinqmille hommes mit le siégé devant Rouen.

Dans

(a) De Thon h. Cl. Daniel T. XII!. p. 338.

(/-) Le même & Daniel p. 368. ( e ) Le même, p 3^.

lc) Cayet T. L Mein. de la Ligue T. I. (/) Dupleix Ilist, de Fiance T. V. p. 52.