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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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iça HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section rêté. II confessa son dessein, & nomma ceux qui savoienc encouragé &x ; même exhorté à ce crime. Barrière ajouta, qu’on lui avoir persuadé, s’ilIléiirTlV* ótoir surpris , de dire que c’étoit le Comte de Soissons qui savoir en-

Ji _-'gagé à ce parricide; mais comme il dit cela en présence du Comte lui-

même , qu’il ne connoissoit point, on vit bien que c’étoit un artifice ;ce Scélérat fut tiré à quatre chevaux le dernier d’Aoûc (a).

Avantages Le Maréchal de Matignon agit vigoureusement, & assiégea Blaye,remportés s’étant assuré du secours d’une Flotte Hollandoife qui étoit à la Rochelledans .les & <j e quelques Vaisseaux Anglois. La Flotte d’Efpagne aiant paru, il yfnr >V ks CeS eut un combat, où savantage fut à peu près égal ; trois semaines après, leRoyalistes. Maréchal monta lui-mé'mesurle meilleur Vaisseau, alla livrer bataille aux Es-pagnols & les battit. Cependant quelques jours après, ils entrerent dans lariviere pendant une nuit obscure, & ravitaillèrent la Place (b). Le Ma-réchal partit peu après pour la Cour, aiant eu ordre du Roi de lui amenerle plus de Troupes qu’il pourroit. Lesdiguieres contituoit à remporter desavantages fur le Duc de Savoye ; il eut aussi le bonheur de défaire troismille Espagnols, dont la plupart resterent fur la place (c). Le Duc d’E-pernon s’étoit rendu si odieux en Provence, que le Roi envoya ordre àLesdiguieres d’aider les Provençaux à se délivrer de la tirannie de ce Sei-gneur (d). Le Maréchal de Montmorenci conduisit tout avec tant de pru-dence en Languedoc, que le Roi shonora de l’épée de Connétable à causedes grands services qu’il lui avoit rendus ( e ). II permit aussi aux Réformésde tenir une Assemblée & ils lui présenteront un Mémoire qui contenoitplus de quatrevingt articles (/). Le Roi leur donna toute la satisfac-tion qui dependoit de lui, & leur promit dans la fuite d’autres marquesde fa faveur & de fa reconnoissance ; ils ne furent pas contens néan-moins, & le Roi de son côté ne le fut pas d’eux.

Le Dm de II y avoit cependant toujours des négociations sécrétés entre le RoiMiyenne à j e j) Llc <-j e Mayenne, qui se servoit principalement du vieux Secretaire’coreavecles Villeroi & du Président Janin, l’un & l’autre bons Catho.liques, mais zélésEspagnols. pour le bien de l’Erat, èfc sincèrement attachés au service du Roi (g).

Mais le Duc avoit d’autres vues, qu’il ne leur confioit point; il avoit faitrenouveller le serment d’union dans les Etats, & recevoir le Concile deTrente purement & simplement ; mais les Députés des Provinces avoientété d’avis, d’y mettre cette restriction, que ce ne seroit qu’autant qu’ilseroit compatible, avec les Libertés de l'Eglise Gallicane: cela parut si rai-sonnable, qu’on ne put le refuser, ce qui rendit la réception du Concilesans effet. Ces démarches déplaisoient fort au Roi, surtout quand il ap-prit que le Duc de Mayenne traitoit de nouveau avec les Espagnols, quidévoient lui fournir douze mille Fantassins & sis mille Chevaux (k). Le

(a) De Thou L. CVII. Daniel 1. c. p.563 - 565 -

(b) De Thou 1. c. Hiít. de Matignon L.

III. Ch aï.

(c) Hist. de Lesdiguieres L. IV. Ch. 12 .

(d) Bouche Hiít. de Provence L, X. &

les Auteurs cités cféja.

(0 Daniel 1. c. p. 575-(/) Le même p. ;8 t.

(g) Mem. de du Pkstìs-Mornay T. II.Matthieu.

tji) De Thou 1. c, Davila L. XIII.