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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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m HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII:

Section Prince & lui rendre ses respects, leur laissant la liberté de prendre telleX. résolution qu’ils voudroient (rr) Les Magistrats après avoir un peu délí*»Histoire de en tre eux, résolurent de suivre l’exernple de leur Gouverneur , &’~ gnn au sortir de leur assemblée ils crièrent tous vive le Roi / Le peuple yrépondit par un cri semblable, & le lendemain jour de Noël , ils mirentdes gardes à la porte de l’Hotel de Madame de Vitri, qui avoit voulu seretirer avec ses enfans & ses domestiques, parcequ’ils l’avoient priée derester jufqu’à ce qu'iîs eussent envoyé des Députés au Roi pour lui faireleurs fournissons, & pour le prier de leur renvoyer leur Gouverneur (-).Quand les Députés eurent audience du Roi, ils furent si troublés, qu’ilsne purent ouvrir la bouche, ils se contentèrent de se jetter à ses pieds.Henri après les avoir regardés un moment fondit en larmes, & les fesantlever leur dit „ Ne venez pas demander pardon comme ennemis, mais„ comme des enfans à leur pere, qui est toujours prêt à les recevoir dans,, ses bras ( c)'\ A leur prière il renvoya le Marquis de Vitri à Meaux.Cet accueil sic plus d’impreffion fur les Ligueurs que n’auroit pu faire unegrande défaite. Le Roi convaincu de la mauvaise foi du Duc de Mayen*ne, déclara que la trêve ne subsistoit plus (d) ; les Ligueurs en avoient fortabusé, surtout dans les derniers tems.

Le Pape II est tems à présent de dire quelque chose de la conduite de la Cour deCiement Rome. II y avoit un peu plus d’un an, que les Princes & les Seigneursse conduit Catholiques du Parti du Roi avoient envoyé Je Cardinal de Gondi & lenitre équi Marquis de Pisani, pour négocier avec le Pape , nonobstant le mauvais ac-voque afin cueil que ses Prédécesseurs avoient fait au Duc de Luxembourg. Le Pape;de fi dé-. fi e voulut pas leur permettre de venir à Rome, desorte qu’ils furent obli-ciarer pour s ’ a rrêter, l’un à Florence, & l’autre fur les terres de Venise, c’é-

%usfort! toit par crainte pour les Espagnols & pour sauver les apparences avec :^ J '■ * la Ligue ( e ). Séraphin Ouvieri, Auditeur de Rote , prit la liberté dedonner un petit conseil fort sage au Pape;,, Saint Pere, lui dit i/,Clement„ VII a perdu l’Angleterre pour faire plaisir à Charles V, Clement VIII.'„ est fur le point de perdre la France, par complaisance pour Philippe,, II (/)". Le Roi, après son changement de Religion, envoya leSieur de la Clielle avec une Lettre fort respectueuse pour le Pape, & laOielle essuya toutes les difficultés de la Politique Romaine avec une patien-ce infinie. Le Pape avoit à fa Cour un nommé jaques Sannesio , hommed’assez bon esprit, mais qui ne brilloït pas ; il s’ouvrit â lui, & le chargeade parler des affaires de France à Arnaud d’Ossat, qui étoit une especed’Agent de la Reine Douairière; ce fut par lui que la Clielle reçut les avisdont il avait besoin (Z). Ensuite le Roi fit partir en qualité de son Am-bassadeur à Rome le Dac de Nevers, accompagné de deux Ecclésiastiquesde distinction. II fut aussi traité avec une forte d’infolence mystérieuse, &reçu comme Duc de Nevers, mais non comme Ambassadeur d’un Roi qus

(a) Mem. du Duc de Nevers T. ÏI,

(р) Cayet, .De Thou.

(с) Mem. pour servir à l’Hist. de FranceT, 11, p 103*

(d) Davik L. XIIV

(e) Le même L. XIIÍ.

(/) Le môme, L. XIV.

( g) De Thon L. CVL .Daniel L c. p. 55°'