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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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ig6 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXm.

Section que vers la mi-Fevrier, ces Provinces furent détachées de la Ligue. LeX Roi confirma la Châtre dans son Gouvernement & dans la dignité deHistoire de àéchal de France. II étoit un des quatre Maréchaux que le Duc deHenri IV. jyj ivenne avcit créés à l’ouverture des Etats; à cette occasion, Chanva-' j on | u i avoit dit, qu il ftsoti des Bâtards quise f croient légitimér a ses dé-tiens' M. d’Alincour Gouverneur de Pontoíse remit aussi cette importantePlace au Roi, par le conseil de M. de Vilieroi son pere ( a).

Sacre du Henri voulut alors faire la cérémonie de son Sacre & choisit pour cela la.Roi à char- ville de chartres, pareeque Rheims étoit encore en la puissance de la Ligue. Lems. Dimanche 27 de Fevrier le Sacre fe fit avec grand appareil par Nicolasde Thou Evêque de Chartres, assisté de cinq autres Evêques, qui repré-sentoient les Pairs Ecclésiastiques, comme le Prince de Conti, le Comtede Solfions, le Duc de Moiitpcnsier, les Ducs de Luxembourg, de Retz& de Venta’dour y firent les fonctions des anciens Pairs Laïques. Commeon ne put se servir de la Sainte Ampoulle de Rheims, on fit venir celle deSaint Martin, qui se garde dans l’Aobaye de Marmoutier a Pours r b). LeLégat, soit par zele pour la Ligue, íoit à la ioilLuacion de la m desSeize,' pubha une Lettre (c) , adressée à tous ks bons Catholiques de Fran-ce laquelle il les averussoii que le Pape n’avou pas voulu rcCevoir le

Duc de Nevers comme-Ambassadeur de France, & que l'a Saint,té etoit ré-solue de ne jamais donner l'ablolution au Roi. Le L^git >e prom.uoitque cette Lettre feroit un grand esset; elle eut effectivement de grandesfuites, mais bien différentes de celles qu’il en attendoit; car comme il nere n doit nulle raison du refus de 1 absolution du Roi, elle i ut regardée com-me un effet des artifices des Espagnols pour fomenter la guerre en France.Aussi un grand nombre de Gentilshommes quittèrent les 1 roupes de la Li-eue pour passer dans celles du Roi. Le Légat, qui étoit Eveque de Plai-sance, étoit né sujet du Roi d’Espagne, & sort zélé pour la Ligue.

Te Dur de On peut juger que le Duc de Ma>enne étoit en de grandes inquiétudes,Matenne fa situation devenant de jour en jour plus dangereuse. U avoit en dernierfort de Pa- |[ eu écouté plus que jamais les propositions de la Cour d Rlpagne, par desris dom il raisons que [ es Historiens n’expliquent point, & le Roi avoit des preuvesc'Lrne- de ses intrigues. Cela fit perdre au Duc plusieurs de scs anciens amis dansment au Paris, fans qu’il en acquit gueres de nouveaux. La faction des Seize leComte de haxlToic mortellement; les Politiques du para du Roi detestoient fa mau-Brijssc ‘ valse foi, & il étoit même suspect aux Espagnols (d). Dans ces fâcheusesconjonctures, il se retira avec sa famille à Soissons, laiílant le Gouverne-ment de Paris au Comte de Brissac. 11 exigea de ce Seigneur , avantque de partir une promesse très-expresse de bien veiller à la conserva-tion de cette ville (e). Quand le Comte de Brissac vint à examiner les cho-ses à fond, il comprit qu’il lui étoit impossible de tenir parole , paree-que la plupart des principales familles avoienc de l'inclination pour le

(d) Mein. pour servir à l’Hist. de Fran-ce T. II.

(D De Thou 1. c. Mem. pour servir àmut. de France, T. II. p. 18 C

(c) Mem. de Vîlleroi T. I.

(d) Davila L. XI V.

(c) D: Thou , L. CiX. Daniel T. XIV. p. 7-