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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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206 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section mais fort aisée. On fat charmé de son projet, & il s e tira ainsi du M3U -X. vais pas où il se trouvoit. On lui laissa la conduite de l’entreprise, & avantiiílú'iv 4 ue Henri fût bien instruit du danger, les principaux postes furent forcés,c ir & la ville prise. Le mauvais tems empêcha les Holiandois de secourir laPlace, & les Anglais quilepouvoient le refusèrent (*). Le Roi, quis’étoit

O La perte de Calais étoit non seulement considérable en elle-même mais ellefit beaucoup de tort au Roi. Les fortifications étoïent en fort mauvais ’état & leGouverneur étoit très ■ négligent ; ce-qui venoit fans doute de ce qu’on ne craignaitnen de la part des Anglois, & que les Finances du Roi n'étoient pas en fort bonétat. II y eut néanmoins d’autres circonstances qui hâtèrent la prise de la PlaceDe Rofne dont la vie & la fortune dépendoient de la réussite de cette entreprise 's’empara du pont de Nieulé & du Fort de Risban , avant que le Gouverneur lagarnison & les habitans fussent revenus de leur premiere surprise. Le Roi lui mê-me fit voir son activité & son courage en s’embarquant avec des Troupes pour forcerle Port, mais les vents contraires l’en empêchèrent, aussi bien que les' HoliandoisLes François rejettent entierement le blâme de la prise de Calais fur la Reine Elizalbetb. Ils disent, que le Comte d’Essex étoit alors dans la Manche avec une nombreuseFlotte, sur laquelle il y avoir beaucoup de Troupes, & que fi Je Comte eût fait feule-ment semblant de venir attaquer le camp Espagnol, il auroit fait lever le siégé M deSanct que le Roi avoit envoyé en. Angleterre, fit de grandes instances â la Reine EU-zibeth fur ce sujet, qui lui répondit „ J e vois bien que Calais est perdu f. ie n'en" f ^reprends la défense, & je le ferai, st le Roi me le veut laissi. Vadame, repart s„ Sanc i, le Roi est tout proche, pour empecher qu’il ne se perde, ou pour être àpor-cée de le reprendre, s’il se perdoit. Mais quoi, reprit k Reine , puisqu’ii e st perdu"„ n’aimez- vous pas mieux qu’il soit entre mes mains, qu’en celles des Espagnols?„ Nous voulons, répliqua Sanci . qu’il ne soit ni à l’un ni à l’autre : mais nous aimerions" encore mieux qu’il tut aux Espagnols qu’á vous”. La Reine choquée de cette répon-se, lui dit un peu émue; „ Monsieur 1 Ambassadeur, je ne crois pas que le Roi vous,. ait chargé de me t en, r un te, langage. _ Non Madame . reprit Sand, il ne me l’a pas,, commandé; mais c est qui! n a jamais cru qu’au terme oti sont ses affaires votreMajesté eût voulu faire une telle demande. Le Roi mon Maître chérit si parfaite-„ ment l’honneur de votre amitié, qu’il ne volt rien au monde qui puisse l’en Vdom-„ mager, s’il la perdoit. Si vous teniez Calais vous deviendriez son ennemie- cor la„ France ne peut tenir pour amis ceux qui la dépouillent de si belles pieces. On a em-» p!°yé stop de tems & trop de peine pour en faire sortir les Anglais. Si ies Efpa»" 8 no \ s le prennent, ils n y demeureront pas íì longtems, & nous sommes persuadés,» Madame, que vous joindrez vos forces aux nôtres pour les en chasser” La Reinedit, qu’elle feroic savoir ses intentions au Roi par l’Ambassadeur qu’elle avóit auprès delui. C’étoit Milord Sidney, qui dit à Henri, que bien que la Reine eut des desseinsimportuns pour le bien de ses Etats, elle étoit disposée à sécourir Calais, pourvu nu’iiconsentit à l’engager à la Couronne d’Angieterre jusqu’au payement des grandes sommesque la Reine lui avoir prêtées. Le Roi, tournant ie dos à l’Ambassadeur lui dit aues'il avoir à être mordu, û aimoit autant Vitre a 3 un Lion que d'une Lionne Nos Hifìoriens Anglais s'accordent à rapporter la chose de la maniéré suivante La flotte"qu on équippois étoit destinée contre Cadiz, & n’étoit nullement aussi prête nue lea.fcm >-. Hulorsens François. Au com,air. lonquV.n apprit ™ Calai, S m dan!

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Maire ot . ux Aldermen de Londres, de presser mille hommes pour sécourir la olace

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che pour "ouvres des ie lendemain matin, mais le Samedi après midi on les m-iP-erfiaLe jour de Pâques, a dix heures du matin, les mêmes ordres aiant été donnés, & kfcpor’-res de 1 Eglise fermées , on enrôla mille hommes avant midi, dont on fit partir la jneilleure parue des le soir pour Douvres, & so reste suivit le lendemain- d’autres Trounesdéfilèrent aussi de divers endroits de ce côté- là ; mais ils revinrent au bout de íK