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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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214 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

SacTiow sieur Verreyken ,qui occupoic un emploi considérable dans les Bays-Bas (a).

K : Comme de parc & d’autre on souhaittoit fore la paix, elle auroic été bien-

Henri^iv. tôt conclue, sens les égards qu’on devoit aux Alliés. La Reine d’Angle-

_ 1 terre envoya en France le Chevalier Robert Cecil, & les Etats-Généraux

le Comte Justin de Nassau, pour engager le Roi à ne point faire la paix ,& même pour lui proposer de faire un nouveau Traité d’alliance, par le-quel les Puissances Maritimes s’engageroient à lui fournir un bon corps deTroupes pour grossir son Armée, & de les soudoyer eux-mêmes (b). Lecrédit de la Cour de Rome , & les avantages que le Roi fe promettoit dela paix, le déterminèrent à rejetter ces offres, & à faire tous ses effortspour faire entrer ses Alliés dans ses vues & les engager aussi à faire la paixavec l’Efpagne. Ils n’y voulurent absolument point entendre, non que laReine fût si fort contre la paix, mais parcequ’elle étoit résolue de ne passéparer ses intérêts de ceux de la République ; & les Etats aiant interceptéquelques Lettres de Philippe, étoient trop bien instruits des sentimens dela Cour de Madrid, pour penser à faire la paix (c). D’autre part les Espa-gnols eurent bien de la peine avec le Duc de Savoye, qui ne vouloir pointentendre à la restitution du Marquisat de Saluces, quoiqu’il l’eût enlevé à laFrance en tems de paix. A la fin on convint de remettre l’affaire à l’arbi-trage du Pape. Le Traité de Vervins fut signé le 2 de Mai (d), mais ilne fut publié que le 12 de Juin, pour donner quelque satisfaction à laReine d’Angleterre & aux Etats, qui ne laissèrent pas de blâmer fort leprocédé du Roi; & bien que les derniers eussent le plus de sujet d’en êtremécontens, la premiere en parut la plus piquée. Cette grande affaire,quiavoit été terminée dans l’espace de quatre mois, fit grand plaisir au Roi ;il est vrai que fa joie fut un peu troublée par les reproches que lui fit laReine d’Angleterre, qui lui furent d'autant plus sensibles, qu’il avoit degrandes obligations à cette Princesse (e). L’Archiduc envoya à Paris leDuc d’Arscot & l’Amirauté d’Arragon, qui aíïìsterent dans Notre-Dameau serment que le Roi fit d’observer le Traité. II envoya au mois deJuillet à Bruxelles le Maréchal de Bíron , qu’il fit alors Duc & Pair,avec Meilleurs de Bellievre & de Siileri, pour une pareille cérémoniede la part de l’Archiduc (/). Circonstance dont nous n’aurions pointparlé, si ce voyage n’avoit donné commencement aux intrigues, quicontèrent si cher à la France, ik. qui conduisirent enfin le malheureuxMaréchal fur l’échauffaut. Les Ministres d’Espagne étoient depuis iilongtems accoutumés aux trahisons,qu’ils avoient de la peines y renoncer.Traité avec Cette même année le Roi conclut aussi par le ministère d’Ossut un Traitéle Grand avec j e Orand Duc de Toscane ; où de part & d’autre on fit paroicre beau-2 'o'ì,f S Loup de complaisance. Le Roi avoit découvert quelques intrigues du Ducj cane. Ey Provence, qu’il jugea à-propos de dissimuler, à cause des services quLce Prince lui avoit rendus, dans les tems les plus fâcheux. D’autre part le

(D De Thcu L. CXX. Mezeray T. VI.p. 182 Daniel 1 . c. p. 267.

00 là. de Suìli T. III. L. IX p. 198.

(cj Mezeray 1 . c. p. 18 <j.

(d) Le nié me, p. 190. Daniel p. 2 69 ’(ej Mezeray 1 . c.

(/j Daniel p. 273, 274.