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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

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la joie enFrance.1603.

~ 3-

Sjxtion rétablissement de la Police, encre autres un contre les Duels, par lequelx. toutes les querelles d’honneur dévoient être portées devant le ConnétableTTíjWe de^ ^ ^/f ar échaux de France, & ceux qui malgré l’Edit fesoient ou accep-gim toient des défis, étoient déclarés criminels de Leze-Majesté («). II étoicbien rems de publier cet Edit, car la fureur des duels alíoit à un tel excès,qu’il y avoit des années où l’on comptoir quatre mille Gentilshommes tuésde cette maniéré. Cet Edit n’euc pourtant pas un grand effet, & on pré-tend qu’il y eut un peu de la faute du Roi, qui en de certaines occasionslaissa échaper des traits de raillerie , contre quelques-uns de ceux qui a-voient refusé de tirer J’épée (b).

Fs-ahìe de Ee Duc de Savoye, secondé du Comte de Fuentes Gouverneur de Mi-lan, aiant entrepris de surprendre Geneve, manqua son coup par le cou-rage & l’entrépidité des Bourgeois. Henri prit quelque part à cette que-relle en faveur des Genevois; le Nonce du Pape prévoyant que le Roid’Espagne y entreroic en faveur du Duc de Savoye, s’entremit; l’affairefut mise en négociation, & fe termina en 1603 par un Traité (c).Commence- Au commencement de Tannée 1603,1e Roi fit les premieres démarchesmens de la pour établir les manufactures de foie en France, & à fa gloire éternellec’estculture de % f es propres lumières que cet établissement fut dû,- Rofni son premier Mi-nistre s’y opposa fortement par des raisons dignes de cette ignorance, quiest toujours l’effet d’une éducation bornée, quoique excellente d’ailleurs,& toujours indigne d’un grand génie (d). L’amour du Roi pour fes peu-ples le rendoit grand Politique. Ses foins ne fe bornoient pas à telle outelle classe de fes sujets, il s’étudioit à les rendre tous heureux. La granderaison qu’il fit valoir à Rosni, c’est que le peuple étoit oisif en France, &par là misérable. II crut donc devoir favoriser l’industrie, & particulière-ment cette forte d’industrie dont le peuple recueilliroit naturellement leplus de fruit. Car Henri étoit du petit nombre de Princes, qui desirenCde voir leurs sujets à leur aise , & il difoit avec chaleur, qu’il fouhai-toit de voir le tems, où chaque Paysan de France auroit un chapon àmettre à la broche ou au pot. Les légitimes intentions de ce Prince fu-rent, couronnées d’un heureux succès, & il eut la satisfaction de voir en-core de son tems la culture de la soie feule faire entrer dans le Royaume plusd’argent-, que presque tomes les autres marchandises ensemble (s).

Vivace du Au Primeras le Roi alla à Metz. Le Duc d’Epernon, qui en étoit gou-RoiàMetz. verneur, y avoit mis deux de fes créatures, pour commander dans Ja villedans la citadelle ; ces deux hommes s’étoient attiré la haine des Bour-geois, & manquoient également à la reconnoissance envers le Duc, & aurespect dû au Roi. Henri les destitua tous deux, & y mit des gens de con-fiance, ce qui étoit son principal dessein. Quelques Princes d’Allemagne vin-rent le visiter à Metz ; il les reçut avec beaucoup de civilité & de distinction,& n’oublia rien pour gagner leur confiance (/). Ce fut pendant ce voyage,

qu’il

(a) Mezeray I. c. p. 274 Cayet ubi sup. France under King. Henri IV. Metn. dô

Daniel p. 3L6. Sulli T. V. p. 74 & suiv.

(b) Dmiel I, C. (e) Carew ubi sup.

(c) iVIem. de Sulli ! c. p 204. (/j Cayet 1 . c.

(d) Carew’s Relation os the State of