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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Lnr. XXIII. 233qu’il rendit ses bonnes grâces aux Jésuites, & promit de procurer leur rap- Sectionpel en France, ce qui souffrit néanmoins bien des difficultés. Henri alla de X.Metz à Nanci pour voir la Duchesse de Bar, fa sœur. HenrTlv 4

Il auroit resté plus longtems dans ces quartiers-Já, s’il n’avoit appris la__'

Mort de la Reine Elizabeth, qu’il regretta beaucoup. II fut sor le point de Traité avecla soivre, car dans le mois de Mai, il eut une rétention d’urine, qui 1 q l'Àngieter.mit à l’extrémité, mais la force de son tempérament & I’habileté de sesMédecins le tirèrent d’affaìre ( a). II envoya en Angleterre le Baron deRosni, qu’il fit Marquis, pour négocier avec le Roi Jaques, ce qu’il fit stheureusement, qu’en quelques semaines, il conclut un Traité, qui fut si-gné à Hamptoncourt le 30 de Juillet, par lequel les deux Rois Renga-gement à se secourir réciproquement, en cas qu’ils fussent attaqués (b) LeComte de Soissons critiqua la conduite de Rosni, après le retour de ceSeigneur, mais le Roi prit son parti, & fut fort content du succès defa négociation ( c ).

Ce Monarque voulant faire preuve de son attachement à l’Eglise Romaine Rappel des& même à la Cour de Rome, dont bien des gens doutoient néanmoins, Jésuites.fit deux choses importantes. La premiere de faire effacer au Synode de Gapl’articlepar lequel les Réformés vouloient déclarer dans leur Confession deFoi, que le Pape étoit l’Antéchrist (d). La seconde fut le rétablissementdes Jésuites, que le Pape sollicita vivement & que le Roi luimême avoiepromis à la Société; quelques-uns de ses Ministres & le Parlement mêmede Paris s’y opposèrent fortement ; mais le Roi, qui avoit envie d’être bienavec cette puissante Société , par crainte plutôt que par affection, les rap-pel la en fêlant usage de son Autorité Royale (c).

Cette même année le Roi accorda par Lettres Patentes de faire un éta- EtabUJse-blissement en Canada. Ce fut encore contre le sentiment de M. de Rosoi, me ' lTqui prétendoit, qu’il n’y avoit aucune sorte de richesses à espérer de tous mid'eiìrta-les Pays du Nouveau Monde, qui sont au delà du quarantième degré de re &c.Latitude ,& que les avantages qu’on vantoit étoient de pures chimères (/).Inexpérience a démontré que le Roi avoit raison & que son Ministre seRompoit. L’année suivante, on commença le canal de Briare pour join-dre la Seine à la Loire (g). C’est une chose surprenante, qu’au milieud’une multitude d’affaires importantes & difficiles, Henri eût Je teins dePenser à des objets de cette nature, d’en discerner futilité, & de s’écarterde son grand système d’épargner, non pour son plaisir ou pour son avan-tage, mais pour Je bien général de ses sujets ( [h ). Ce fut parle même prin-cipe, qu’il accorda les secours nécesiaires pour établir des verreries de Cri-fiaì, & pour encourager les Etrangers, qu’on y emploioìt & en d’autresManufactures (i).

Catherine Duchesse de Bar, soeur du Roi mourut au commencement de Mort de /*

(a) Sulli I. c. p 2ZZ.

(b) Daniel ubi fup. p. 406, 407. Mein.«e Sulli L XV. tout entier.

(c) Mein. de Sulli T. V. p. 28.

W) Le même, p . 67,

Tome XXXI.

(e ) Voy. le même, Daniel & aï.

(/) Mem de Sulli T. V. p. 87.

(g) l.e même p. 293, Daniel p. 436.

(h) Carevr ubi fup. Sulli i. c.f i ) Cayet, Carew,

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