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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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2 6 o HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section Aussitôt qu’on apprit à Milan la nouvelle de la mort du Roi, le ComteXI. de Fuentes 6t tous ses efforts pour engager Je Prince de Condé à profi-Hijìoire de tQY <j e l’occasion pour son avantage particulier, mais le Prince résista à^s Ul ’ S f i» 1 " ^ es sollicitations avec fermeté, résolu de retourner en France. 11 arrivamort du * à Paris le 19 de Juillet, mais il avoit auparavant eu un long entretienMaréchal avec le Duc de Sulli, & n’étoit nullement content du tour qu’avoientá’Ancre. p r i s les affaires ; mais comme il étoit à l’étroit pour une personne deson rang, il accepta sans balancer les offres qu’on lui fit d’un Hôtel con-menTprisà venable , d’une bonne somme d’argent, d’une pension considérable, avecla, Cour. promesse du premier Gouvernement qui seroit à sa bienséance (a). Onforma un Conseil de Régence fort nombreux, où l’on admit tous ceuxqui pouvoient prétendre au droit d’y entrer, mais il y avoit aussi unConseil secret composé de ceux en qui la Reine avoit îe plus de con-fiance , ou pour mieux dire Conchini qui gouvernoit cette Princesse. Onenvoya le Maréchal de la Châtre avec un corps de douze mille hommesau secours des Princes d’Allemagne; la ville de Juliers se renJit à lui le2 de Septembre. Quant au Duc de Savoye, on le laissa dans la peine& réduit à faire fa paix avec l’Espagne comme il pourroit; il fut obligéd’envoyer le Prince Philibert son fils à Madrid, pour demander pardon à 8. M.C. circonstance moins flétrissante pour lui que pour.la Cour de France (b). Le

(a) Mera. de la Régence de Marie de (b) Híst. de la Mere ct au I’ils, MatthieuMedicis, Grìffet Hist. de Louis XIII. p. Z 6 . Hilt. de Louis XIII.

tué, Jujourdhui le Roi est tué ou bleffé. Après la mort du Roi, il fut arrêté & amenéprisonnier A Paris, mais avant qu’il pût être interrogé on !e trouva mort & étranglédans fa prison . avec les cordons de son caleçon. 11 fut pendu par les pieds, le 19 dejuin, en la place de Greve ( 1 ). Ce qui augmenta les soupçons que la mort de cet hom-me fit naître, c'eít qu’il avoit deux fils Jésuites, & qu’il étoit serviteur de la Maisond’Entr-agues. Mais peut-être ne trou vera-t-on gueres rien de plus certain, que ce qui sevoit dans un Auteur Anglois de notre tems, à qui l’on doit une collection très-curieusevoici ses propres termes ( 2 ) ,, J’insérerai ici une remarque que je copierai sur l’Original,, des Recueils faits par Robert Sidney, second Comte de Leicester, qui a été Ambas-„ fadeur en France depuis I’an 16 Z 6 jufqu’à Tannée 1 S 41 . Monsieur de Houblon ct moi,„ dit-il nous entretenant à Paris, en 1636 , de plusieurs chuses qui regurdoient le Roi,, Henri IV & fa mort, je dis que je croiois que le coup étoit parti d’Eípagne. Le„ Duc me répondit, qu’il étoit persuadé que les Espagnols n’y avoient p:s eu plus„ de part que moi & lui. Cela venoit d’un autre côté, dit-il , insinuant, à ce que jem’imaginai , qu’il s'agiíToit de la Reine-Mere aidée des petits Collets, cVst-à-dìre,, deç Jésuites. J’en sai quelque chose, ajouta- 1 -il, car le Président jeannsn & moi3 > fûmes nommés pour interroger l’exécrable Ravaillac , & pour mettre ordre à tout-, ce qui regardent cette affaire, mais il ne voulut rien avouer; nous remarquâmesfeulement que bien qu’il fût fou en quelque façon en toute autre chose; il ne laissoic„ point de se servir pour justifier faction qu’il avoit commise de toutes les raisons les plus„ subtiles que le plus habile Jésuite pouvoit faire valoir, L qu’il s’obstina toujours à,, croire que le Roi étoit hérétique dans le cœur, & par cela même hors de l’Egli'„ se , qu’il étoit donc permis & qu’ors étoit même obligé de le tuer. II parut , dit,, Bouillon, qu’on lui avoit bien fait la leçon, & qu’il la savoit en perfection”. Usemble avec cela, qu’on lui avoit appris encore mieux à garder le secret.

(r) Mercure de France Ant». îíio fol. 4 P 3 . mondes p 312 , vid Letter from. M. Calvert taínatftai de Henri îV. p. 1 S 3 . M. Tiumbull, Winv^osd J c. p. iSj.

* ( 2 ^ uinhU Négociations of Sir Thotnas Ei-