264 HISTOIRE DE FRANCE. Uv. XXIII.
Section }j tt s às au Roi, & ne lui donna fa bénédiction qu’à cette condition (a).w7?^'' d ^ eu a P r ® s mourut auffi le Duc d’Orléans, frere du Roi, âgé de quatre ansI.ouìsXIIL 6 t demi ; fa mort ne laissa pas d’instuer fur les affaires de la Cour ; Gaston/usqu’à la" son cadet qu’on avoit appellé jusques-là Duc d’Anjou, eut le titre demort du Duc 6 'Orléans & fut regardé comme héritier présomptif de la Couronne;Maréchal j a R e ine avoit toujours fait paroitre une grande indifférence pour le jeunencfe> Prince mort & beaucoup de prédilection pour Gaston (-). Les Jésuites,qui étoient en grand crédit à la Cour , n’étoient pas fur le même piedavec le Parlement Sc le Peuple ; le Livre de Mariana, où il enseigne lesdétestables principes par lesquels Ravaiilac s’étoit conduit, avoit été brû-lé par la main du Bourreau, on saisit Sc supprima un ouvrage du Cardi-nal Bellarmin, comme injurieux à la Puissance Civile. D’autre part, Fi-cher Docteur de Sorbonne écrivit un Traité fameux fur la PuissanceEcclésiastique & Civile, où il combattit vivement les prétentions outréesdes Papes fur le temporel des Rois ; ce qui piqua fort le Clergé, & nousverrons plus bas que la Cour de Rome n’eut pas de repos, qu’elle n’eûttrouvé le moyen de forcer plusieurs années après ce savant homme àse rétracter (c). Vers la fin de l’année les Jésuites présentèrent requêtepour avoir permission d’ouvrir leurs leçons pour l’instruction de la jeunes-se, mais fur les représentations de l’Université de Paris, le Parlementla leur refusa. Les Jésuites voiant qu’iìs ne pouvoient réussir qu’en sou-scrivant aux Statuts, les signèrent ; avec cela on ne put engager le Parle-ment à leur accorder leur Requête, de sorte que l’ouverture de leur Collegefut différée pendant plusieurs années (d).
Double ma- j\ la fin le grand changement arrivé dans le Conseil de France, éclatarias,e avec publiquement par la déclaration du double mariage avec l’Espagne ; commei tjpagne. Làànt le Pape Sc le Grand-Duc de Toscane qui avoient négocié cettealliance, elle déplut à bien des gens ; mais la Reine fe flatoit d’y trouverun appui solide de son autorité, & la fureté de fa famille. Pour donnerà cette union tout le lustre possible, on envoya le Duc de Mayenne, enqualité d’Ambassadeur extraordinaire à Madrid, où il signa le Contrat ' demariage de l’ínfante avec le Roi ; d’autre part, le Duc de Pastrane vintaussi à Paris,- pour signer celui du Prince des Asturies avec Madame Eliza-beth de France (e). On jugea à propos d’envoyer le Duc de Bouillon enAngleterre pour faire goûter ces alliances au Roi Jaques, Sc pour lui pro-poser le mariage de la Princesse Christine avec le Prince de Galles; leDuc étoit encore chargé d’autres affaires importantes, Sc il ne réussit gue-res en tout, mais il fit fort bien ses propres affaires; son grand but étoitde proposer le mariage de son neveu l’Electeur Palatin, avec la PrincesseElizabeth, fille aînée de Jaques; fa proposition fut fort bien reçue, Sc lemariage s’accomplit depuis (f).
(a) Mem. de la Régence, Matthieu Hîst.de Louis XIII.
(b) Journal de Y Etoile, Matthieu 1. c,
(c) Mercure François, l’Etoile.
(i) Matthieu ubi sup.
O) Mem. de la Régence , MercureFrançois.
(/) L’Etoile, Négociât. ofSir EdmonJe?.