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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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274 HISTOIRE DE FRANCE. Lit. XXIII.

Section testans appelleraient des Etrangers à leur secours ; que des conquêtes poil-XI. voient rendre la puissance de quelques personnes trop grande & dangereu-Histoire de Çq ^ à que dans le fonds une paix même désavantageuse étoit préférable à^ s UÌ ?/a 1 * une l° n ë ue ^ ruineuse guerre. D’autre part le Prince de Condé, le Ducmort du a de Bouillon , & quelques autres , souhaitoient la paix pour leur avantageMaréchal particulier, disent les Historiens de France; mais les Ducs de Sulli, ded’Ancre. p.ohan & de la Trimouille, & les Députés de l'Assemblée des Protestans,■■ ' étoient fort éloignés de deíirer un accommodement. La vérité est, queles derniers se conduisoient sagement & avec résolution ; ils représentoientau Prince de Condé, qu’il avoit été trop loin, pour pouvoir jamais se fierà la Cour ; qu’après avoir pris deux fois les armes contre son Souverain,il ne pouvoit trouver sa fureté, qu’en fesant des conditions, qui ne luilaissassent plus rien à craindre, & qu’en sc maintenant dans son Gouver-nement, où environné des Protestans, il ne seroit pas aisé de le for-cer (a). Mais lorsqu’ils s’apperçurent que le Prince étoit toujours portéà traiter, ils insistèrent pour qu’il demandât des conditions, qui rendissentla paix solide.

Traité de Au commencement de Tannée, le Roi vint en Poitou avec son Armée,Loudun. comme s’il avoit dessein de signaler fa premiere campagne par une bataille,ióió. H jj consentit néanmoins que le Chevalier Thomas Edmondes, Ambassa-deur d’Angleterre, fit quelques ouvertures de paix. Comme cela deman-doit que les Princes eussent une conférence ensemble, on forma le projetde les enlever, & le Duc de Guise fut chargé de l’exécution; commel’affaire échoua , on soupçonna le Duc d’avoir fait avertir le Prince deCondé ; s’il le fit il agit en homme qui avoit plus d’honneur, que*ceux quifous prétexte de traiter, vouloient faire, ce qu’ils désespéraient d’exécuterdurant la guerre déclarée. On convint enfin de s’assembler à Loudun &d’une suspension d’armes (b). Le Duc de Vendôme, qui avoit affecté uneespece de neutralité, & avoit obtenu de Targent & des commissions duRoi pour lever des Troupes, ne tint point la suspension d’armes, ce quiobligea le Roi d’envoyer un corps de Troupes contre lui; il fut contraintalors de lever le masque & de se déclarer pour les Princes, afin de profiterde leur protection. II seroit inutile d’entrer dans le détail des négocia-tions ; il suffira de dire que les Princes obtinrent presque tout ce qu’ils de-mandèrent ; on promit de remédier aux griefs publics ; on donna aux Ré-formés toute forte de fureté ; on ôta le Gouvernement d'A miens au Maré-chal d’Ancre, & on annuíla tous les Edits par lesquels les Princes & ceuxde leur Parti avoient été déclarés rebelles (c). Ce qui plut extrêmementau Prince de Condé, c’est qu’il fut déclaré chef du Conseil, comptant quepar là il seroit maître des affaires, mais ceux qui engagerent la Reine àpasser cet article avoient d’autres idées. Le Traité fut conclu au commen-cement de Mai; ce qu’il y eut de plus extraordinaire, c’est qu’outre cin-quante » sept articles contenus dans l’Edit, qu’on envoya au Parlement»

(a) Mera. de la Régence, Mera. de la Régence, Winwood T. III. Négocia^

Rohan. of Edmondes.

(b) Mercure François T. IV. Mera. de (0 Mein. de la Régence & al.