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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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28? HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXÏIÎ.

Section D’autre part, le Duc d’Epernon, voiant qu’aucun des grands Seigneursxii. ne f c déclarait pour la Reine Marie, commença à avoir meilleure opinionrltne de ^ es conseils de l’Evêque de Luçon, qui desapprouvoit les Lettres piquantes

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LouisXiu. qu’on avoit fait écrire à la Reine, & vouloir qu'on levât de bonnes Trou-jusqu’àsa pes, D-ans ces entrefaites les Troupes du Roi prirent plusieurs Places, «Scmon. ]> on projetta de faire fauter la Reine en mettant le feu aux poudres du Ma-~Lat ’x esl ? az * sl d’Angoulême (a). Enfin raccommodement fe conclut au grand con-centement de la Cour; la Reine obtint de considérables avantages pourVtuirejse de elle & pour ceux qui avoient suivi son parti, car ils furent rétablis fansV Evêque de exception dans leurs charges, leurs biens & dans les bonnes grâces du Roi.Lugm. j^ a j^ e j ne eut j a liberté de demeurer en tel lieu du Royaume qu’il lui plai-roit de choisir, avec la jouissance de ses revenus, & la disposition de tou-tes les charges de fa Maison, & du domaine dans toutes îes Terres dontelle avoit l’ufufruit ; & en donnant fa démission du Gouvernement de Nor-mandie , elle devoir avoir celui d’Anjou, avec les Châteaux d’Angers, duPont de Cé & de Chinon pour fureté ( b ). Les ennemis de Richelieu (c)l’ont accusé d’avoir trahi dans cette occasion les intérêts de la Reine, & deles avoit sacrifiés à son intérêt particulier ; mais cela n’ess rien moins queprouvé ; car quoique le Gouvernement dont la Reine fe démettoit fûtbien plus considérable que celui qu’elle prenoit, le dernier l’accommodoitmieux, parcequ'il étoit dans le voisinage du Duc d’Epernon & des Prote-stans. Au reste la Reine obtint ces conditions, non parcequ’elle avoit desforces ou qu’elle pouvoits’en procurer, mais uniquement parle poids de sonnom, par un effet de l’affection naturelle du Roi & des appréhensions deLuynes. D’ailleurs raccommodement fut tout-à-fait au gré du Duc d’E-pernon , & il ne paroit point que l’Evêque de Luçon en ait tiré aucunavantage, sinon que la Reine donna le Gouvernement du Château d’An-gers à son frere. Le Marquis de Thémines, Capitaine des Gardes dela Reine-Mere, l’aiant tué en duel par jalousie, Marie de Medicis don-na son Gouvernement à fonde de l’Evêque de Luçon, & disposa desautres à la recommandation de ce Prélat.dul< V -% Quoique raccommodement eût été conclu au mois d’Avril, & que l’onde sa&ifre s’attendit au retour de la Reine-Mere, elle ne marqua pas beaucoup d’em-' prestement à fe rendre à la Cour, & à faire ce qu’on lui demandoit. Onattribua ces difficultés à l’Evêque de Luçon ,, & avec raison, parcequ’ilcroioit que le Traité étant conclu, on devoit l’exécuter également de part& d’autre. Cela donna lieu à de nouvelles négociations, qui fe terminè-rent à l’avantage de la Reine. Le projet de faire sauter le Château d’An-goulême, quoique formé auparavant, ne fut découvert qu’après la con-clusion de la paix; la Reine ne voulut pas néanmoins en punir les Auteurs,jnais le Roi fut obligé de le faire pour son propre honneur, bien qu’ils

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(aï Menu de Rohan L. I. & al. s’est passé tant d’une part que d’autre à c®

(J)-Traité de la Paix par l’heureux ac- sujet depuis le voyage du Roy jusqu’à p*®'eord & amiable réconciliation du Roy avec sent. Paris 1619 8vo.la Reine fa mere. Ensemble tout ce qui (c) Mein. de Rohan ubi sup.