HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 4 g p
h'eussent rien concerté ou promis que par les ordres de son Favori (a). On Sectiosaccorda au Duc d’Epernon & à tous ks adhérens de la Reine des Lettres ^ xii.d’abolition (/-). II est vrai que le Roi fit difìiculté de rétablir deux Capi- Sui te dalaines aux Gardes qui avoient suivi sa mere; mais la Reine tint bon, & le LouisxurRoi fut enfin obligé de consentir. . Enfin toutes les difficultés étant appla* jufqu’à /« *nies, Marie de Medicis se détermina à avoir une entrevue avec son fils. mort.
Le Duc d’Epernon l’accompagna jufqu’à la frontière de son Gouvernement, —'en se séparant de lui, la Reine lui fit présent d'un trés - beau diamant (c) ;ce fut-là toute la récompense qu’il eut, pour avoir dépensé deux-censmille écus pour son service, risqué sa réputation, sa famille & sa fortune.L’entrevue du Roi & de la Reine aiant été réglée. Cette Princesse s’avan-ça vers Tours, & le Roi en partit pour aller au devant d’elle. Us sc vi-rent à Cousieres, Maison du Duc de Montbason , & s’embrasserent l’unl’autre avec de grandes marques de tendresse (d). Ils se rendirent à Tours,
& y resterent onze jours, mais la Reine-Mere ne put se résoudre dallerà Paris, & dit nettement qu’elle n’étoit pas d’humeur à se voir menéeen triomphe, elle promit cependant qu’elle fuivroit bientôt le, Roi. Ellealla donc à Angers, & la Cour retourna à Paris (s). Le Favori & fa Fa-mille s’élevoient de jour en jour, mais leur grandeur ne paroissoit pas fortsolidement établie.
De Luynes, appréhendant pour fa fortune , craignant que la Reine- Le PrinceMere ne reprit son crédit, & poussé par ceux qui avoient plus de raison deC <>^L ejlde le redouter encore que lui, résolut d’exécuter enfin un dessein, qu’il ™£J n À l 'r 6méditoit depuis longtems. II alla à Vincennes, & le 20 d’Octobre mit k j»; n t au JPrince de Condé en liberté (/), qui pour lui faire honneur l’accompagn:, Duc deau Parlement, pour y prêter serment en qualité de Duc & Pair de France. Liants.
Le Roi avoit érigé en sa faveur la Terre de Maillé proche de Tours, quesen frere lui céda, en Duché - Pairie (g). La déclaration que Louis publiatouchant l’élargissement du Prince de Condé, fut conçue en des termesqui choquèrent extrêmement la Reine-Mere, dont on blâmoit assez ou-vertement la Régence. Elle le témoigna si vivement, que la querelle,entre les deux Cours se ralluma plus que jamais, enforte que le Royau-me sc vit menacé de nouveaux troubles. Tout cela eut de l’influencefur les affaires étrangères, ainsi qu’il parut surtout par la mort du Pension-naire Barnevelt en Hollande, pour lequel le Roi s’intéressa en vain.
Au commencement de l’année 1520, le Roi fit une promotion decin- Méconten-quante-neuf Chevaliers de l’Ordre, & le Duc de Luynes pour ne pas sc tement deiafaire des ennemis voulut qu’on fit une forte d’élection, ce qui a été suivi Reme ~ Mi 'depuis (L). 11 ne réussit pourtant pas dans ses vues, car lui & ses freres^' Ió2a
fr) Procès verbal de la Conspiration fai- (i) Hist. de la Mere & du Fils T. II. p.
en la ville d’Angoulême, ensemble l’exé- 385. 386.cution publique, qui s’en est ensuivie, Pa- (e~) Les mêmes,ris 1619 &al. (/) Les mêmes, Griffet Hist. de Louis
(&; Articles accordés à M. le Duc d’E- XUI. fous 161 p.pernon, Hist. de la vie d’Epernon ubi fup. > (g) Les mêmes.
(c) Vie du Card. de Richelieu T. 1. p. (h) Mercure François L al.
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Tome XXXI.
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