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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. ^comme il y a de l’apparence, pour justifier le traitement qu’on leur fit, Sectioî?mais il paroitra fort différent, tracé r T: le pinceau de la vérité. Ces Hu- xilguenots prétendus Républicains par principe de Religion, avoient sacrifié*'** duleurs biens & leurs vies pour metue Henri IV. furie trône; ils avoient^”**même consenti à son changement de religion, pour qu’il pût en jouir en f a Lpaix ; par là ils avoient mérité un état solide, qu’ils avoient obtenu par mort.

l’Edit de Nantes, minuté mûrement, dressé avec foin, muni de l’autorité --

Royale, enregitré au Parlement de Paris, en un mot rendu solemnel &inviolable par tous les moyens possibles (a).

Nonobstant tout cela, la Cour avoit semé la division parmi leurs princi- AbohAtpaux Chefs, elle tâchoit de corrompre les uns, ménaçoit les autres, ècdesRésír*fous divers prétextes spécieux, elle sappoit les fondemens de leurs privile- més cmitreges, suivant le projet de Luynes, qui cherchoit à gagner le Clergé & les ^ Hi J? 0 'Catholiques' zélés, dans' la vue de s’en faire un appui, au cas qu’il perdit ^un jour la faveur du Roi (b), C’est ce qu’avouent les mêmes Historiens,qui flétrissent du nom odieux de Rébellion, ce qui n’étoit dans le fond quele désir naturel de pourvoir à fa propre conservation. L’année d’auparavantìa Reine-Mere & les Seigneurs de son Parti avoient bien formé un planqu’on pouvoit avec plus de raison appeller un renversement de la Constitu-tion de l’Etat, puisqu’il consistoit à former quatre grands Conseils, par l’a-vis & le concours desquels le Roi devoit gouverner (c). Ce que la Reine-Mere & ses partisans avoient entrepris pour leur intérêt , l’Assemblée dela Rochelle le fit par nécessité ; les premiers étoient poussés par le désir departager le crédit, l’autorité & les trésors avec le Favori du Roi ; lesautres ne cherchoient qu’à défendre leurs légitimes droits, animés par lesmotifs louables de la Religion & de la Justice (d). Mais c’est ce que laCour ne comprenoit point, aiant des idées toutes contraires, imbue del’autorité d’une Eglise qui prétend être infaillible,«Sc conduite par de jeunesgens, qui croyoient légitime tout ce qui pouvoit contenter leurs passions.

Ce font-là, autant que nous en pouvons juger, les causes de cette fataleguerre.

Pour réussir dans Je dessein d’abattre ou au moins d’affoiblir les Hugue- o n détachenots, on jugea qu’il falloit détacher de leur parti le plus grand homme Lesiiiguie-qu’ìls avoient, qui étoit en même teins le plus grand homme de France res desÇ’étoit le Maréchal Duc de Lesdiguieres, qui de simple volontaire s’étoït^ 0 ™ 1 "’élevé par fa valeur & par fa capacité aux premieres dignités, fans les avoirrecherchées. On lui avoit envoyé le bâton de Maréchal, & les LettresPatentes de Duc & de Pair de France, & à présent on résolue de lui offriri’épép de Connétable, moyennant qu’il embrassât la Religion Romaine (e).

La commission étoit délicate, & Luynes dirigé par de plus habile gens quelui, choisit un des hommes les plus déliés & fort intrigant savoir le fameux

(a) Memoir.de Deageant, Mem. deRo- Angers le 8 de juillet 1620.

han 1 . c. Grammondi Hist. Gallia, ( d) Mem. de Rohan I, c. Vie. de du

(b) Bernard Hist. de Louis XIII. Auberi Pleslìs Mornay. Hiíl. de Lesdiguieres.

•Hist, de Richelieu, Mein. dë Deageant (e) Hist. de Louis XIII. T. IV. F. I.

(c) Mémoire de la Reine-Mere pour l’é- p. 44. & suiv. & aï.

^bassement de plusieurs Conseils, sait à

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