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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 2p5

Luxembourg, aiant épousé l’héritiere de cette Maison. Le Roi se mit Sectionen campagne au mois de Mai, accompagné du nouveau Connétable, du Xn.Prince de Condé,du vieux Comte d’Auvergne devenu Duc d’Angoulême,du Comte de Soissons, des Maréchaux de Cbaulnes, de Roquelaure, du LouísxinPleísis-Prasiin, de Lesdiguieres & de Saint Geran (a). Le Duc de Mayen- jusqu’à j»ne agissoit auffi fous ses ordres ,& le Duc d’Epernon avoit déja chaíTé le mri

Marquis de la Force du Béarn. II est vrai qu’on avoit commencé il y-

avoit longtems à travailler à ia ruine des Réformés, en corrompant parpromesses ou par menaces leurs principaux Chefs, & en semant la dis-corde parmi eux, comme si toutes les forces de Ja France n’avoient pasété suffisantes pour les réduire , à moins qu’ils n’y contribuassent eux-mêmes. Vers la mi-Mai, on se saisit de la ville & du Château de Sau-mur , qui étoit le passage le plus important qu’ils avoient fur la Loire,

M. du Pleffis-Mornay, qui en étoit Gouverneur, s’étant fait un scrupulede résister au Roi (b). Un grand nombre de Places furent prises & brû-lées. Au mois de Juin le Roi assiégea Saint Jean d’Angeli dans les for-mes; M. de Soubife, frere du Duc de Rohan, qui y commandoit, sicune vigoureuse défense ; mais après trente-quatre jours de siégé, Ja villese rendit, & le Roi pardonna à la garnison, mais fans capitulation (c). LesDucs de Bouillon, & de la Trimòuilíe avec M. de Chatillon abandonnèrentalors le parti des Réformés. Clerac se défendit vigoureusement, & futprise après un siégé aíîèz court. Le ï'j d 'Août, Je Roi investit Montau-ban, persuadé que la prise de cette ville feroit perdre courage aux Réfor-més. Son Armée étoit de vingt-cinq mille hommes; mais la Place étoittrès-bien fortifiée, & il y avoit une nombreuse garnison, commandée parle Marquis de la Force, qui se défendit avec autant d’habileté que de cou-rage. Le siégé fut long & meurtrier, & au bout de trois mois le Roi futobligé de le lever. II coma la vie au Duc de Mayenne & à plusieurs autrespersonnes de distinction, & le nouveau Connétable y perdit fa réputationH la faveur du Roi. Le dernier trait de son crédit fut la disgrâce du P.

Arnoux, & la derniere négociation de quelque importance qu’il entreprit,ce fut de tâcher de détacher le Duc de Rohan des Réformés, en quoi ilîle réussit point (d). Au mois de Décembre il fut attaqué d’une fievre pour-prée , dont il mourut le 15. Après la mort de du Vair, il avoit été faitGarde des Sceaux, que le Chancelier n’avoit pas voulu reprendre. Aprèsavoir essuyé les fatigues d’une longue & sanglante campagne contre sesPropres sujets, qui finit moins heureusement qu’elle n’avoit commen-cé , & pendant laquelle le Roi eut des preuves convaincantes, qu’il tra-^ailloit à la ruine de ses meilleurs & de ses plus braves sujets, ce Princer ctourna à Paris chagrin (k mécontent, nonobstant les applaudissemensde ses Courtisans, qui vouloient lui persuader, qu’il égaloit César en va-’eur & Caton en vertu. II est vrai que quant à la valeur personnelle A^'habileté comme Officier d’Infanterie, le Roi avoit acquis à juste titre de

Mem. de Rohan l. c. Mem. de Bas-(«) Daniel Journ. Hist. p. m. 19- oimnipre T H. & aï.

(ii) Mem. de Rohan L, U. Vie de da s P môme*.

Ïleffis Momay L- IV. W Les