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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

bECTION

XII. •

Suite durégné deLouisXIIl,jusqu 1 à samort.

Bouillon, le Maréchal de Saint Geran, & le fameux Pierre Jeannin, Pré-sident du Parlement de Bourgogne, lequel décéda à l’âge de quatre vingt-quatre ans (a).

Caumartin Garde des Sceaux étant mort, le Roi les rendit au Chancelierde Sillerl ; ce Ministre avec Puisieux son fils, Secretaire d’Etat, condnuoisà diriger les affaires conjointement avec le Marquis, ensuite Duc de Vieu-ville,à qui ilsavoient fait donner la Surintendance des Finances, en la pla-ce du Comte de Schomberg, qui avoit été leur ennemi , & qu’ils n’ai-moient point {b). La reconnoissance de la Vieuville, s’il en eut que!-

Disgrâcedu Chance-lier de son x , , _ . .

Fils, & de qu'une, ne dura pas longtems; il rendit de mauvais offices auprès du Roi’vieiîvilk à plusieurs personnes & particulièrement au Chancelier & à son fils. Ce*1624.' qu'on aliéguoit de moins fâcheux contre le Chancelier c’étoit son âge &ses infirmités; à l’égard de son fils on le taxoit de présomption, d’avoirsouvent envoyé des ordres aux Ministres de France dans les Cours étrangè-res , fans les communiquer au Roi <& au Conseil, & de plusieurs autres fau-tes. Tout cela fit tant d’impreffion fur le Roi, qu’au commencement del’année 1624 , il donna les Sceaux à M. d’Aligre; peu après il donna au-dience aux Ambassadeurs étrangers, fans que M. Puisieux fût présent (c)..Comme c’étoient-là des avant coureurs de la disgrâce de cette Famille, sesennemis ne manquèrent pas d’en profiter pour aigrir le Roi. De ce nom-bre étoient la Reine-Mere & le Prince de Coudé, qui était de retour d’í-

talie, quoiqu’ils ne s’accordassent pas en d’autres choses, ils étoient assezd’accord pour perdre le Chancelier & son Fils. La Reine-Mere étoit cho-quée de ce qu’ils ne lui donnoient pas plus de part aux affaires ; le Princede Coudé étoit mécontent d’eux par la même raison, & surtout parcequ’iísavoient fait conclure la paix, ce qui lui avoit fait perdre son crédit. Enfinle 4 de Fevrier, le Roi leur envoya ordre de se retirer de la Cour, ajou-tant , qu’il avoit reçu plusieurs accusations contre eux, qu’il vouloit bienne pas approfondir, quoiqu’il leur permît de fe justifier à leurs risques. LeChancelier, vieux & infirme acquiesça sans répliqué; mais M. Puisieux ré-pondit , qu’on ne pouvoit avoir avancé contre eux que des calomnies, &qu’il étoit en état de le faire voir ; cependant ils fe retirerent tous deux (d ).Le département de la guerre & celui des affaires étrangères, que Puisieuxavoit en même tems, furent partagés entre quatre Secretaires. Le Conseilétoit alors composé du Cardinal de la Rochefoucault, du Connétable deLesdiguieres, du Garde des Sceaux d’Aligre, du Duc de la Vieuville Su^-rintendant des Finances & de M. Bullion (<?). La Reine-Mere voulutprofiter de cette occasion pour y faire entrer le Cardinal de Richelieu ; àquoi la Vieuville répugnait beaucoup. Mais la Reine-Mere, à qui il avoitde grandes obligations le pressa tant, qu’il dit à cette Princesse , qu’elle neeonnoissoit pas le Cardinal, qu’il prévoyois fa perte à lui, & qu’il craignaitqu’elle même ne s’en repentit un jour; mais qu’il aimait mieux risquer sa

(a") Mercure François, Griffst sons Tan

1623

(b) Bernard Hist. de Louis XIII.

(c) Mein. de ítolian L. III, Mein. de

BatTompiere T. If.

(dj Hiit. de Richelieu T. Lp.no, n r.Mein. de haiTompiere 1. c(f) Mercure François, Henault.