SectionXII.Suite durégné de
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.
contre ìes Anglais ( a ), par lequel il engagea la Faction Espagnole en Fran-ce à agir de concert avec lui. Dans le même tems il conclut un autre Traitéavec les Hollandais, par lequel il s’engageoit à leur donner tous les ans unLouisXUl. million de livres pour soutenir la guerre contre l’Espagne (b) ; quand lesjusqu’à sa Espagnols s’en plaignirent, on leur répondit, que c’étoit pour empêchermort. j es £ C ats Généraux de secourir l’Angleterre & les Rochelois; le Cardinalregardoit ce Traité comme provisionnel, en attendant qu’ii eût mis les af-faires au point, de se servir de leur alliance pour l’exécution des autresparties de son plan.
Mort de la Au milieu de toutes ces intrigues politiques,la Duchesse d’Orléans, aprèsDuchesse être accouchée d’une fille le 29 de Mai, mourut le 4 de Juin; ce qui futd’Orléans. un événement très-important (c). Depuis son mariage le Duc aimait fafemme si tendrement, & la Duchesse le ménageait avec tant de prudence,qu’au lieu des jalousies & des mécontentemens qui avaient troublé jusques-là la famille Royale, tout y était tranquille & serein. Mais on peut direque cette paix expira avec elle. L’ancienne jalousie du Roi se ranima,& il fut bien aise que son frere n’eut qu’une fille de son mariage (d).On avertit les Confidens du Duc d’Orléans, de n’épargner rien pourl’amuser & le divertir , & on promit, s’il en était besoin , de fournirde l’argent pour rendre ses plaisirs plus vifs. Pour y contribuer ausside fa part, le Cardinal céda fa Maison de Limours; Louis pria la Rei-ne-Mere de ne point penser à remarier le Duc, priere qu’elle ne goûtapoint (e). Mais les mesures les plus justes manquent quelquefois; on futbientôt obligé de changer de système. Le Roi tomba dangereusementmalade (/), & l’on reçut nouvelle de la descente des Anglais, desorte qu’ilfalloit donner le commandement de l'Armée au Duc d’Orléans, ce qui dé*plaifoit fort au Cardinal qui ne savait comment l’éviter. Les Ducs de Bucking-ham & de Rohan auroient pu tirer de cette circonstance & de plusieurs autresde grands avantages, si leurs desseins avaient été mieux conduits ; mais, ainsique nous le verrons, ils étaient si mal concertés, où furent accompagnés detant de désastres inévitables, qu’ils furent dans í’impuissance de recueilllir,aucun fruit d’un Armement puissant en soi, & qui avait beaucoup couté àla Couronne d’Angleterre.
Le Duc de Le Duc à Buckingham arriva à la rade de la Rochelle le 20 de JuilletIiuck’ng. avec une Flotte de cent vaisseaux , fur laquelle il y avoit entre sept & huithvn arrive mille hommes de Troupes de débarquement (g). II fut fort surpris deàéínckel. vo j r q Ue ] es Rochelois lui fermassent leurs portes & leur port, pour empê-rnssante™ àr que personne ne vint de fa part (/*). Le Duc de Rohan dit en termesfiolte. ' exprès, que cela vint de ce que le Maire & ceux qui gouvernaient étaientgagnés par la Cour; quelle qu’en fût la raison, la Flotte fut égalementpréjudiciable aux Roche! ois & à ce Seigneur lui-même. Sa femme & sa
la) Griffetíom Van 1627.
(b) Le Yasser T. V. p. 587.
\c) Mem. de Bassompiere T. II. p 400.Mercure François 1627.
(cl) Vittorio Siri 1 . c. p. 253-265.
(e) Mem. de Iîassompiere 1 . c. p. 4 09 *(/) Griffet fous 1627. Mem. deBaíîbin -piere uhi fup. p. 40S.
(g) Iiwhworth’s Co!lest. T. I. p. 425*{h) Mem. de Rohan L. IV.