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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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3 i-8 HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIII.

Section témoigner de la faveur, en lui donnant une pension assez considérable. K-, . X1 J- leur retour à Paris, il se trouva si bien établi dans í’esprit du Roi, que lessigne de deux Demoiselles dont nous avons parlé eurent ordre de se retirer de laLouisXiiLCour, parcequ’elles avoit mal parlé de Cinq-Mars. Son plus grand méritejusqu'à sa étoit d’écouter les plaintes du Roi le soir, & d’en instruire fidèlement lemort " Cardinal (a). Les Dames ne furent pas les seules qui éprouvèrent le ressen-riment du Cardinal; il le fesoit sentir au Pape continuellement, en lais-sant à Rome le Maréchal d’Etrées en qualité d’Ambassadeur, tandis que ceSeigneur, n’étant que Marquis de C oeuvres avoit fait mourir un de ses pré*décesseursjde chagrin , A que dès le premier moment de son arrivée, i!s’étoit brouillé avec ce Pontife. C’étoit ce qui avoit engagé Urbain VIII.à envoyer M. Scoti , en qualité de Nonce extraordinaire à Paris. LeCardinal, à qui il ne déplaisoit pas moins que le Maréchal au Pape, en-gagea le Roi à adresser une Lettre de Cachet au Parlement & aux A-gens du Clergé, pour-leur ordonner de signifier de fa part aux Evêquesqui étoient à Paris, une défense d’avoir aucune communication avec M.Scoti Nonce extraordinaire du Pape, qui reçut de plus grandes morti-fications encore que celle-là ; tant Richelieu étoit peu disposé à garderdes mesures avec ceux contre lesquels il étoit piqué (b). Le Cardinalallégua plusieurs raisons, & quelques-unes assez spécieuses, des ombragesque le Roi avoit pris de la conduite de la Cour de Rome. Mais M.Scoti ne fit pas difficulté de publier, que les véritables motifs du pro-cédé que l’on tenoit à son égard , étoient le refus du chapeau de Car-dinal pour Mazarin, que Richelieu avoit choisi pour remplacer le fa-

meux Pere Joseph, & le delai des Bulles d’Abbé de Citeaux pour le Car-dinal, que celui-ci étoit résolu d’avoir, & que le Pape étoit déterminé dene point accorder (c).

Le Chance - II arriva en ce tems-là une chose, qui ne s’étoit jamais vue en France,

lier envoyé Si peut être dans aucun Pays. Les peuples de Normandie se trouvant‘ditt™ an ' accablés fous le poids des impôts, les ouvriers dans les villes & les pay-pjistr'uíT s ans à la campagne , s’assemblerent & refusèrent de payer aucune taxe.sédition. On appella cette Sédition , la Sédition des piâds nuds (d). La singula-

16 1°- rite fut dans le châtiment. Le Chancelier Seguier vint en Normandie,

comme une efpece de Connétable de robe , accompagné de six mille hom-mes de Troupes réglées ; elles étoient commandées par le Colonel deGaffion, qui tous les jours portoit le drapeau blanc dans la chambre duChancelier, & prenoit l'ordre de lui; il étoit auíli accompagné de M. delaVrilliere, Secretaire d’Etat ; & bien que le grand Sceau restât à Paris,la postérité croira le contraire ; car tous les arrêts du Conseil des Financesfurent datés pendant trois mois du lieu où !e Chancelier se trouvoit. II com-mença par interdire le Parlement de Rouen, pour ne s’être pas assez for-tement opposé aux rebelles, & ce Magistrat les traita de façon à ne pas en-

(4) Hist. de Richelieu ubi fup. p. 410-41 4..(f) Recueil de Pieces concernant l’íiìst,Je Louis XIII. T III p 390-(c) R'-lì. de Richelieu I. c. p. 387.

(d) Daniel Journ. Hist, Griffeî Hist <feLouis XIJI. fous l'an 1640 au commence-ment.