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XII.
-Suite Aurégné deLouisXlHjitfqu’à sa
mort.
Mauvaissuccès duPrince deCmidê UviQoire dDuc deBrtzè.
350 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIIÏ.
y eut de plus inexcusable, c’est qu’on trouva dans fa tente ses papiers,& entre autres le Traité secret qu’il avoit fait avec la Duchesse deMantoue («)• Le Comte de Harcourt, après avoir secouru Casai, re-tourna promptement en Piémont, Sc y entreprit quelque chose de fortsingulier. Le Prince Thomas assiegeoíc la citadelle de Turin avec lesTroupes qu’il avoit dans la ville ; le Comte de Harcourt vint l’alîìegerlui-même, & fe trouva bientôt assiégé dans son camp par l’ArméeEspagnole, sous les ordres du Marquis de Leganez. Dans cette posi-tion, le tout dépendoit de l’arrivée des convois ; & oe fut-là que leVicomte de Turenne donna les premières preuves de ce génie supérieur,<]ui le rendit depuis le premier Capitaine de son tems. Après bien des tra-vaux & des dangers le Comte de Harcourt vit son entreprise couronnéed’un heureux succès; il força les Espagnols de se retirer, & obligea lePrince Thomas de se rendre le 24 de Septembre (b). Peu après ce Princeentra en négociation avec Mazarin, que le Cardinal envoya tout exprèsen Italie.
Nous avons parlé plus haut de î’invasion du Roussillon par le Prince deCondé & de la prise de Salces. Après y avoir mis une bonne garnison Scen avoir donné le gouvernement à M. d’Espenan, le Prince remit lecom-( mandement de l’Armée au Maréchal de Schomberg (c). Cependant leMarquis de Spinola arriva avec l’Armée Espagnole devant Salces le 20 deSeptembre de 1639 & emporta d’assaut les dehors. Le Gouverneur nelaissa pas de se défendre fi vigoureusement, que le Prince de Condé eut letems d’assembler une Armée, & ayant passé les montagnes qu’on croyoicimpraticables il arriva à la vue du camp des Espagnols à la tête de vinge-deux mille hommes d'infanterie , & de quatre mille cavaliers, parmi les-quels on comptoit environ deux mille Gentilshommes volontaires. LesEspagnols furent fort consternés, & si le Prince les eût fait attaquer fur lechamp, il les auroit selon les apparences battus, Comme on étoit vers lafin d'Octobre, & que c’étoit l'après midi, il différa l’attaque jufqu’au len-demain ; mais fur le minuit il se leva une si horrible tempête, que l’Arméeextraordinairement incommodée íe débanda en grande partie. Néanmoinsle Prince, qui avoit encore quatorze mille hommes, attaqua le 2 de No-vembre les retranchemens des Espagnols, aiant avec lui le Maréchal deSchomberg & le Duc de Saint Simon ; il fut repoussé avec perte de croismille hommes, Sc se retira. D’Espenan ne laissa pas de se défendre juf-qu’au 6 de Janvier de cette année, qu’il fut obligé de se rendre à des con-ditions honorables (d). II ne se passa rien de fort remarquable depuis, aumoins fur terre; mais la Flotte Françoise, commandée par le Duc de Bre*zé, battit les Espagnols devant Cadiz le 22 de Juillet, Sc leur brûla unvaisseau & quatre Galions. Cette victoire fit grand plaisir au Cardinal,tant en elle-même, que par rapport à f amitié qu’il avoit pour le vainqueur.
(a) Hist. de Richelieu T. II p. 433 > 434» . W paniell c. p. 62. Hist. de Riche'
(b) Daniel Journ. HiR. p 6Z. Heu ubijup. p. 396.
\ S j BiíL de Richelieu T. li. p. 39 b