37<S HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XMk.
Ssctiom section que les Parisiens lui avoient toujours témoignée leur pardonna (a)‘xïil. Cela n’empêcha point que la Cour n’eût de nouvelles disputes avec le Par-Rtgne i le ^naêNt, qusevoyoic que l’occasion étoit favorable d’étendre son autorité.
'u’àla ’ L a Reine manda des Députés de la Cour, & les fit réprimander par lePaix des Chancelier (b) , mais avec peu d’effet. Ceux qui composoient ce CorpsPyrénées, résolurent de faire du compliment que la Reine leur avoir fait une concef-
--sion, & la firent bien repentir de la promesse qu’elle avoit faite de prendre
leurs avis & de les suivre. Si l’efprit qui les animoit avoit été réellement,ce qu’il paroissoit, un vrai zele pour le bien de l’Etat, & un sincere désirde contribuer au soulagement du peuple, il auroit été très-louable, & vrai-semblablement il l’auroit emporté, si l'on avoit suivi des voies modérées.Mais ce n’écoit rien moins que cela ; M. de Châteauneuf sorti de prison& qui avoit eu permission de venir demeurer dans la Maison de Mont-rougeétoit le principal auteur de ces dissensions. II s’étoit promis de succéderau Cardinal de Richelieu, ou au moins d’avoir les Sceaux; fe voiant trompédans ses vues, il oublia la grâce qu’on lui avoit faite, & inspira parlesdiscours qu’il tenoit à tous ceux qui venoient le voir, au Parlement l’enviede contrôler le Gouvernement ,. & d’y avoir part en en blâmant laconduite ( c ), La maladie dont le Cardinal Mazarin fut attaquéfut un autre malheur (d) ; elle retarda le cours des affaires, & fit paroitreune multitude de Prétendans; mais en même tems elle fournit un prétextedu peu de vigueur qu’on témoignoit pour le maintien de l’autorité Royale.Mazarin, qui entendoit fort bien les affaires étrangères, ne connoissoit pasaussi bien les intérêts domestiques de la France, & ne put jamais se refon-dre à renoncer à cet équitable principe,que la Reine tenant la Régence duParlement, elle ne pouvoit aveq bienséance le traiter durement. Ce Mi-nistre , si doux en apparence, en agit lui-même fort durement avec le DucCharles de Lorraine, en lui prescrivant des conditions qu’un Souverain nepouvoit accepter. Le Duc qui avoit fa politique particulière, s’en upper-cut bientôt, mais continua de négocier; il fit modérer quelques articles,expliquer d’autres, & conclut à la fin (s). Sa vue étoit de se ménagerde meilleures conditions avec les Espagnols, ainsi qu’il fit, après quoi ilrefusa de ratifier le Traité avec le Cardinal, ensorte qu’à la fin f obstinationde ce Ministre fut cause que le Duc gagna seul à l’affaire. La Reined’Angleterre, que les troubles de ce Royaume avoient obligée de se ré-fugier en France, aiant passé quelques mois auxeaux de Bourbon, vintpasser l’hiver à Paris, où elle fut traitée avec beaucoup de respect. Le 6d'Octobre mourut Elizabeth de France, Reine d’Espagne , fort regrettée(/). Elle commençoit à avoir du crédit dans íe Conseil d’Espagne <k s’enlèrvoit pour procurer le soulagement du peuple.
Le Mari- Léonard Torstenson, Général des Suédois, aiant remporté une grandethaue Tu- Victoire ser se s impériaux à Tabor , le ó de Mars, envoya le General
Ro-
(a) Les mêmes p. 227. (e) Corps Univ. Diplomatique T. VI. P,
(£; IV!em. d’Um.er Tuion r. JII, I. p. 300.
( C/ Mem de Mottevi i e f. 1. (/) Mfcffl. de Motteville T. I. p. 283»
Qij JVsetu, de iJueam ubi Jup. p. 22p. 28p.