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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE Liv. XXIÍÏ.

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& ìa Duchesse de Longueville sa sœur ne s’étoient pas encore mêlés des Sec^onaffaires d’Etat. Xin.

Les Plénipotentiaires continuoient de traiter à Munster & à Osnabrug ;les Catholiques à Munster, & les Protestans à Osnabrug. Les-Ministreíy^^ la ade France, bien qu’habiles gens furent étrangement dupés. M. d’Avaux Paix desqui avoit beaucoup de capacité & de droiture, sollicita le Duc de Longue- Pyrénées.ville de signer la Paix, rassurant que les conditions proposées étoient très- ~ ;—'favorables pour les intérêts de la France. Le Duc lui-même le trouvoit fiJ s ° C po Urauslì ; mais M. Servien l’empêcha de signer, en lui fefant entendre, qu’il \ a pjix.y en avoit encore de plus avantageuses à espérer (a). Servien avoic la 1647.confiance de la Cour, ou pour mieux dire du Cardinal, qui se trouvantdans un extrême embarras de la part du Parlement d’un côté, & de celledes Princes du Sang de l’autre, pensoic que si la Paix étoit une fois faiteils concourroient ensemble à sa ruine.

En Allemagne, le Maréchal de Turenne commandoit un petit corps de CampagneTroupes, qui ne méritoit gueres íe nom d’Armée, mais par fa jonction d’Aikma-avec les Suédois & les Hessois, il avoit obligé îes Electeurs de Bavière ns V li f aíi(k de Cologne de signer le Traité d’Ulro. II repassa ensuite ie Rhin , parordre de la Régente, pour aller en Flandres, après avoir soumis plusieurs au Mari-Places & rendu service & aux Suédois & au Landgrave de Hesse. Les ehal de Tu-Alliés ne laissèrent pas de trouver mauvais qu'on le rappellât ; Wrangel renne -Général Suédois engagea Rosen à tâcher de détacher les Officiers Alle-mands & Suédois avec les Troupes qui restaient de l’Armée du Ducde Saxe-Weymar; pour parer ce coup, le Maréchal fut obligé de fairearrêter Ilosen ; cela irrita tellement les Troupes qu’il commandoit qu’el-les fe mutinèrent. 'Turenne tenta inutilement les voies de la douceurpour les ramener, après quoi, il les attaqua & les dispersa, puis conti-nua fa route (L). L’Electeur de Bavière , qui n’avoit abandonné l’Em-pereur que pour sauver son Pays, jugea l’occasion favorable pour recom-mencer la guerre, s'imaginant que ce qu’i] avoit cherché depuis si long»tems, étoit enfin arrivé, & qu’après ce qui venoit de fe passer les Fran-çois & les Suédois n’agiroient jamais de concert. Le Maréchal de Tu-renne le voyoit bien & en appercevoit toutes les conséquences ; salantreprésenté fortement à la Cour , on lui envoya avec des renforts ordrede repasser encore le Rhin ; & malgré tous les obstacles qu’il eut à vain-cre il vint au secours des Suédois ; ce procédé effaça tellement le sou-venir des mésintelligences passées, qu’ils prirent ensemble des quartiersdans la Bavière, & punirent ainsi l’Electeur de fa perfidie, en rompantkpaix (c).

L’Italie fournit divers événemens importuns, que nous rapporterons ail- continm-hurs. Nous dirons feulement que le Connétable de Castille, qui commun- tien de ladoit les Espagnols remporta quelques avantages en Piémont, & il auroit guerre enfait fans doute beaucoup plus, fans la diversion qu’on fit du côté du Mo-denois, où un petit corps de François commandes par M. de Navailles se “ a

(a) Mem.de Brienne T. II. p. 237,238. L c. p. 293.

(D Abrégé Chron, de l’Hist. de France (c) Le inême, p. 295. H ensuit 0. m. 683.

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