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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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3 yo HISTOIRE DE FRANCE. Lit. XXIII.

Section renonça. Le Parlement nétoic pas plus traitable, il rejettoit ou limí-XIU. lo it les Edits, selon que cela convenoit à ses vues. Mazarin fit fortvaloir lAutorité Royale, réfuta les raisons du Parlement, négocia tou-jujqïsà ) a " jours, & enfin lui accorda ce quil demandoit (a), Le Duc dAnjouPëx des eut uns violente maladie, dont les plus habiles doutèrent quil pût re-Pyrmces. ven j r (b). 11 commençoit à être mieux, quand le Roi tomba malade,& fut attaqué de la petite vérole (c) , ce qui consterna toute la Nation.Le Cardinal négocia & fit des pré sens, mais íl ce quil appréhendoit fûtarrivé, il y a grande apparence que la plupart de ces ressources achetéeslui auroient manqué. Charles Prince de Galles & peu après Jaques DucdYork, fils de linfortuné Roi de la Grande Bretagne étoienc avec laReine leur Mere à la Cour de France, ce qui lui donnoic un air desplendeur & de magnificence, & fournit aux dateurs de ce tems-loccasion dappeìler Paris faille des Princes. A Munster les affaires prirentun nouveau tour, les Plénipotentiaires Hollandois accepterent les proposi-tions des Espagnols; le Prince dOrange, qui étoit vieux & usé de fati-gues & dinfirmìtés, ne soppofa plus à une Paix séparée (d). Les uns di-sent quil se laissa persuader par de bonnes raisons; dautres prétendent queles Espagnols avoient gagné la Princesse à force de présens; on ajoute ,que le Cardinal Mazarin ; malgré des promesses réitérées, oublia de lui en-voyer une paire de riches boucles de diamans, ce qui la piqua fort (e).La Reine Régente, à qui lexpérience avoit appris à juger plus sainementdes affaires que par le passé, commença à appréhender la mauvaise hu-meur du Parlement, & la complaisance naturelle de son Ministre, qui al-loit vraisemblablement augmenter, parcequil fesoit venir dItalie un ne-veu & trois nieces pour les établir en France; cela augmenta laversionque le peuple avoit pour lui, & le porta à suivre de plus en plus ce quilappelloit des conseils modérés, tandis quil sacrifíoit les intérêts de lfítat,& quil se scrvoit de largent arraché aux peuples pour gagner ceux quiprétendoient avoir pitié de leur misere < vouloir les protéger.

Le Parie Lannée 1648 est la plus importante de toute la Régence, mais les évé-

míní à- nemens sont en si grand nombre A si compliqués, que pour les rendre in-'ntfre^ì' te ^&^ es > NOUS sommes obligés de changer de méthode & de commencerpa/ambi? P ar ses disputes du Parlement avec le Ministre. Ce fut dans cette conjonc-tion quep ar tnre que le Cardinal devint odieux ; il mérita dans la fuite de lêtre, maiszeìepow k il sot alors respecté & triomphant. Sii continuoit la guerre, cétoit par-inenpuihc. ce qu*il nosoit pas faire la paix ; les grandes taxes quil levoit étoient abfo-1 4 Jument nécessaires pour subvenir aux besoins de lËtat ; & sil y avoit quel-ques abus dans íusage des Finances, cétoit à Monsieur & au Prince deCondé quil falloit.sen prendre, le premier aimant à dissiper, & le secondetant avide; tous deux prenoient ce qui leur plaiíbit. Ils se firent pardes amis, & cela fit au Cardinal beaucoup dennemis. Lépuìsemenc du

(a) Mem. dOmer Talon T. IV. (d) Négociations sécrétés de Munster

(b) Mem de Mottevilîc T. II. p. 52. T. IV. Mem. de Brienne T. II. vers la

(c) Auberi List. du Carj. Mazarin T. fin.

I- p 3/6. (í) Mem. de Motteviile I. c.p. 403*406»