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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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39 & HISTOIRE DE FRANCE. Lnr. XXIII.

Skctton assiégèrent Rà, petite ville qui n’est pas loin d’Augsbourg, & qui s-xiii. rendit bientôt. Par la le vieux Electeur de Bavière se vit contraint da-Regfie de bandonner ses Etats & de se retirer à Saltzbourg (a). Cela procura àWTArmée victorieuse la liberté de piller & de lever des contributions juf-plixdes ques à la Riviere d'Inn; ce fut un avantage indicible, puisque le Mare-Pyrénées, chai se vit en état, non seulement de faire subsister ses Troupes, mais de

-les enrichir, au lieu qu’elles se seroient dissipées faute de paye. On autre

corps de Suédois , fous les ordres du Comte de Koningsmark, entra enBohême, L pilla une partie de la ville de Prague, où il fit un butin im-mense. Dans cette fâcheuse situation, l’Empereur fatigué en même temspar les représentations de l'Electeur, qui menaçoit de quitter son partipour toujours, conclut enfin la paix (ù), malgré tout ce que les Espagnolspurent faire pour l’empêcher. C’est par cette raison ,qu’avan t que de rap-porter les opérations de la guerre en d’autres endroits, nous exposeronsclairement & d’une maniéré concise la nature & les conséquences de laPaix à l'égard de la France.

Hol Nous avons observé plus haut, que les Espagnols & les Hollandois com-lamìois °je mencerent à s’entendre environ deux ans après le commencement desCon-détachent ferences ; ce qui fut en quelque façon l’effet des avances que firent les Plé-de la Fran - àotentiaires d’Espagne , mais principalement celui des fausses vues dece, & f ont de Francej bi en qu’habiles gens. Le Duc de Longueville, qui avoic .

7éLéè X toujours en tête fa Souveraineté de Neufchatel, ne parloit que de Souve-raineté, & témoigna tant d’éloignement pour le maintien des libertés &des droits des villes Impériales & des Seigneuries en Alsace, qu’il fit crain-dre aux Ministres de la République le voisinage de la France. M d’Avaux,Ministre prudent & modéré fit une étrange bevue, quand il passa en Hol-lande pour fe rendre en Allemagne. Après avoir eu plusieurs conférencesavec les principaux Membres de l’Etat, il crut devoir suivre l’exemple duPrésident Jeannin, & en prenant congé des Etats il leur recommanda for-tement leurs sujets Catholiques. La différence des circonstances L celledes termes furent cause que ces Harangues produisirent aussi des effets bien dif-férens • celle du Président avoic été bien reçue, & on prit la seconde en mauvaisepart, elle donna aux Etats fort mauvaise opinion du meilleur des Ministres deFrance Quant à M. Servien, qui avoit la confiance du Cardinal, il avoit austibeaucoup de son tour d’esprit, il parloit & écrivoit de façon, qu’on ne pouvoitg-ueres savoir ce qu’il pensoit. II y avoit du feu dans ses raisontïemens, il sex-primoit bien, & ses conclusions fembloient bien tirées, mais n’étoientnullement énoncées clairement. 11 travailloit à faire réussir le projetformé par le Cardinal, de faire l’échange des Pays-Bas & de la FrancheComté contre la Catalogne & le Roussillon; & les Espagnols qu’il pressoirvivement là-dessus, communiquoient fidèlement ses propositions aux Hol-landois. 11s en prirent l’aliarme,& s’ils continuèrent la guerre & les né-gociations de concert avec la France, ce ne fut qu’en apparence j la pro-position

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/a | Hist. de Louis XIV. T. I. p. 263. ( b ) Corps Univ. Diplom. du Droit de»

' Gens T. I. P. I. p, 450.