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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. S9§position quon fit de donner le Marquisat dAnvers au Prince dOrange, a u Sectionlieu de le gagner, fut cause quon perdit les Etats. Les Espagnols qui leur Xlif.avoient offert des conditions très-avantageuses pour une Trêves offrirent LofF/vf*de la convertir en Paix stable, ce qui fut accepté; les Etats demanderont jusqù'áia'le concours de la France pour la forme, & pour marquer un respect appa Paix desrent pour les Traités, & la Paix fut signée le 30 de Janvier, fans cela;les Espagnols la regardèrent comme un grand point quiîs avoient gagné, & "ce fut un exemple dont lEmpereur profita pour conclure un pareil Traitéavec les Suédois.

Le Traité dOsnabrug avec les Protestans fut signé ie 6 dAoût, & celui Avantagesde Munster avec les Catholiques le 24 dOctobre. Les dernieres victoires iwhFran-du Maréchal de Turenne, & ìadresse avec laquelle il sétoit réconcilié ceavec les Suédois, contribuèrent plus à faire prendre aux affaires un tour tZleMwífavorable pour la France, que toutes Jes ruses du Cardinal & toute la dex-sier.térité des Plénipotentiaires. Â dire la vérité le Traité ne pouvoit êtreplus avantageux & plus honorable. On accordoit à la France !a suprêmeSeigneurie sur les Evêchés de Metz, Toul & Verdun & fur Moyen vie;iEmpereur & lEmpire cédoient au Roi tous leurs droits fur Pignerol, ain-si que sur Brisach, le Langraviat de la haute & baffe Alsace, le Suntgaw& la Préfecture Provinciale des dix Villes Impériales situées en Alsace ; leRoi devoit avoir droit de tenir garnison à Phiiipsbourg, mais on ne de-voir point construire de nouvelles Forteresses entre celle- & Vaste. LaFrance augmentoit ainsi considérablement ses Domaines & la Puissance, &ce nétoit rien encore en comparaison des avantages queile retira des effetsnaturels de ce Traité. On assura la liberté de lÈmpire & la balance entreles deux Religions; tout cela devoit être attribué à la France,. & dépen-doit de son appui. Les Suédois obtinrent des Domaines dans lEmpire, &par on les attachoit pour jamais à la France, & les deux Couronnesavoient toujours lentrée libre dans lEmpire. Cest ainsi que le grand pro-jet de Richelieu dabattre & de limiter la puissance de la Maison dAutri-che en Allemagne, se trouva parfaitement exécuté. Il est vrai que celasemble démenti par le dernier intervalle de lHistcire du régné de LouisXIV. mais si lon considéré, que ce qui est arrivé alors doit être entie-rcment attribué à la mauvaise conduite de la France, ou plutôt à M.de Louvoìs, qui renonçant à la douce influence de Protecteur, pour userdu pouvoir tirannique de Conquérant, força tous les Etats de lEmpire àsoutenir Ja Maison dAutriche dans la défense de ses droits & des leurs, onaura une idée juste des choses, Ôc on fera convaincu que les grands avanta-ges obtenus par le Traité de Munster furent sacrifiés pour un tems parlambition démesurée de Louis XIV. & par la brutalité naturelle de sonMinistre. Mais nous avons vu de notre tems lesprit de ce Traité revi-vre, & les Armées Françoises appelìées par les Princes dAllemagne dansie cœur de lEmpire.

Mais finissons cette digression politique , pour revenir aux opérations Campagnede la guerre. Le Marquis de Navailies, qui sétoit maintenu dans ses dJtaiie^quartiers fur Je Po, aiant été j on t par le Maréchal du Pleíîìs-Praslin & de CataÍQ ~parle Duc deModene, savanca avec lArmée des Alliés pour attaquer &ne

Tome XXXI. Ddd