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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Maréchaux de Grammont & de Rantzau ; il ouvrit la campagne par le Sictiónsiégé d’ipres, qu’il poussa vigoureusement (d). L’Archiduc se présentadevant ses lignes avec une belle Armée, mais il le s trouva en si bon état, LouisXiv.qu’il «'entreprit point de les forcer. Le Prince ne rencontra plus alors de jusqu’à i a 'grandes difficultés, déserté que la Place se rendit le z h de Mai après treize Pà desjours de tranchée ouverte (b). Dans ces entrefaites I’Archiduc avoit atta- P yren es ‘quéCourtrai (c); Place moins grande, mais plus importante. Le Comte Z ss ^dede Paiuau, qui en étoit Gouverneur, servoit en qualité de Lieutenant - Gé. Cmrtrai.néral dans l’Armée du Prince de Condé ; â i! avoit mené la plus grande Bataille ckpartie de fa garnison au siégé d’Ipres , ensorte que i'Archiduc prit Cour- Lens 'trai sans beaucoup de peine, & la citadelle ne tint pas ïongtems. Cettedisgrâce fut suivie d’une autre; le Maréchal de Rantzau entreprit de sur-prendre Ostende, mais au lieu de réussir , ses troupes, les meilleures del’Armée Françoise, furent faites prisonnières, L’Archiduc prit aussi Fur-nes. Les Flamands qui n’étoient pas accoutumés à tant de bonheur, par-loient de l’Armée de France avec mépris, parcequ’elle sc conduisoit avecplus de circonspection qu’à l’ordinaire. La véritable raison de cette len-teur étoit, que le Prince, aiant appris que Monsieur prenoit un grandascendant dans le Conseil, jugea qu’il étoit de son intérêt de faire un tourà la Cour, où il ne fit cependant que peu de séjour (cl). Après son re-tour, il résolut de presser de la première occasion de combattre,- aiant ap-pris que I’Archidue marchoit vers Lens, il le suivit, bien qu’il rt’eût quequatorze mille hommes. II entra dans la plaine où Lens est située, îe 19d’Aoûc, & eut le chagrin de voir que la Place avoit été prise. II .persistanéanmoins dans le dessein de livrer bataille, & attaqua l’ennemi le lende-main; il cornmandoit lui-même l’aile droite, le Maréchal de Grammontla gauche, & le Marquis de Chatillon le corps de bataille. Au commen-cement de faction les Espagnols eurent de l’âvantage, plusieurs Officiers dedistinction aiant été tués ou pris; mais le Prince aiant fait une nouvelle dis-position , fondit fi vigoureusement sur l’ennemi qu’il remporta une victoirecomplette, bien que l'Archiduc se distinguât extrêmement tant par sa con-duite que par sa valeur. Les Espagnols eurent environ trois mille hom-mes de tués, & on fit cinq mille prisonniers ; ils perdirent plus de trentepieces de canon, L autant d’étendards & de drapeaux. Le 21 d’Aoûcon reprit Lens, & le 10 du mois suivant Furnes, où le Prince de Condéreçut un coup de mousquet aux reins; après quoi les deux Armées outrè-rent en quartiers d’hiver. Le succès de cette campagne fut d’une plusgrande conséquence au dedans qu’au dehors du Royaume.

Le feu étoit cependant fort allumé à Paris, & le Cardinal fut plus rede- Les àvvable de son salut à la fermeté de la Reine qu’à la sienne propre. Le Ducde Beaufort s’échapa du Donjon de Vincennes (e). Le Parlement donna "Ma-

tin Arrêt pour l’union de toutes les Cours Souveraines , afin de délibérer zarins.

(a) Mem. de Puysegur p. S65. (d) Mem. de Motteville T. II. p. 269,

(b) Hist. du Prince de Condé p. m. 138. 273.

(r) Mem. de Puysegur p. 266 & suiv. ( e), Mem. de Joli T. I. p. 8,9. Mem.

de la Rochefoucauic p. m. 45.

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