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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIÏL g 973Le Comté de Guìche fut aussi érigé en Duché - Pairie sous le nom de SncTionGrammont, de même que le Comté de Trefmes fous le nom de Gesvres XHi,(a). On ramena par la crainte lAbbé de la Riviere , qui gouvernoit ^uisXiv'le Duc dOrléans, & qui étoit fort piqué de n avoir pas Je chapeau de jusqu'k u 'Cardinal qui lui avoir été promis (b) ; tout parut donc pacifié à la fin Paix desde lannée, bien quil ny eût presque personne de content; car quanddes Zens fans mérite s'élevent, ils ne font jamais contens des places quilsoccupent, parcequii est aussi naturel quils restent dans la bassesse, que dé-monter si haut.

Ce calme artificiel ne dura pas longtems ; le Parlement, fous prétexte L- ParU -des contraventions faites à la derniere Déclaration, reprit ses Assemblées t meut dècla--& tout sy conduisit comme auparavant. La plupart ne favoient ni par rc li c f di ~qui, ni par quel esprit ils étoient menés; quantité de Grands Seigneursétoient mécontens ; ils vouloient avoir du pouvoir, des Places ils pussent du repos pu .faire les Maîtres, & de gros appointemens; & nonobstant ces vues parti- bile e? en-culieres ils suggéraient à leurs partisans de vanter hautement leur zeìe pour nemi dule bien public. La Reine sappercevoit bien des dispositions du Parlement,

& sôupçonnoit les auteurs de ces dissensions ; mais elle ne soupçonnoit pasquils fussent en austi grand nombre, ni dune qualité auiíì distinguée, quilparut par la fuite. Elle fit part de ses appréhensions au Duc dOrléansau Prince de Condé, leur fit sentir que lEtat soustrait, & que le Roi,elle-même & la Far Ille Royale nétoient pas en fureté à Paris, nonob-stant toute la condescendance quelle avoit eue à leur réquisition. II fut-donc résolu de se retirer ou plutôt de séchaper pour aller à Saint-Germain, ce qui sexécuta le 6 de Janvier à quatre heures du matin (c )..

Les Parisiens furent fort étonnés du départ de la Famille Royale & desPrinces; mais bientôt la crainte leur inspira du courage. Le 8, le Par-lement déclara par un Arrêt solemnel le Cardinal Mazarin perturbateur durepos public & ennemi du Royaume (d). Dans cette conjoncture lesChefs cachés furent obligés de se déclarer, le Prince de Conti, les Ducsde Beaufort, de Longueville , de Bouillon & de la Rochefoucault avectous leurs amis offrirent leurs services au Parlement. Le Prince de Contifut déclaré Généralissime, & les Ducs dElbœuf, de Bouillon & le Maré-chal de la Mothe-Houdancourt Lieutenant-Généraux. Mais lame duParti étoit le Coadjuteur de Paris, si fameux depuis fous le nom de Cardi-nal de Retz, homme dun génie supérieur, mais qui avoit de grands vices.

Le Parlement se cottisa pour lever une Armée, & dans leípace de cinqou six semaines on leva & dissipa dix fois autant dargent, que le montantdes impôts, qui avoient donné naissance à ces troubles,ou pour mieux direservi de prétexte à ces querelles (<?). Le Prince de Condé bloqua Parisavec une Armée de six ou sept mille hommes ; & quoiquon ny manquât

(a) Etat de la France T. II. p. 307-Z09. (d) Les mêmes, p. 195. Mem. de Joli

Uenault p m. 688. T. I. p. 33 , 39<

(b') Mein, de la Rochefoucault p. m. 51 OO Mem, dOiner Talon T. V. Mem.k fuiv. de Motteville T. III.

(c) Mem. de Retz T. I. p. 171.

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