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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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433 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Section négociation par une Armée de cent mille hommes, dont une partie eut 07-xiv. dre de marcher vers Bruxelles. Les Plénipotentiaires de France, dEspa-f^vav § ns dAngleterre, de Suede & de Hollande se rendirent à Aix-la-Cha-depufs ivn pelle. Les négociations ne durèrent gueres & on ligna dans le mois deì66í jus- Mai le Traité, par lequel Louis XIV resta en possession de ses conquêtesqu'à lan en Flandres. 11 rendit la Franche - Comté à lÊspagne , & les Puissancesî67<i " de la Triple Alliance furent garantes de la paix, Les Etats Généraux firentfraper une Médaille, avec une inscription, par laquelle ils sattribuoient lagloire davoir donné la paix à lEurope. Josué van Beuningen, leur Plé-nipotentiaire à Aix-la-Chapelle en fit fraper une autre, il sétoic faitreprésenter avec un Soleil, dont Josué arrête le cours, par allusion au So-leil qui étoit la devise de Louis XIV. Ces traits piquèrent le Roi, qui sensouvint dans la fuite, quand il trouva loccasion de sen venger (*).

V, oins de En attendant, il soccupa à regfer, à fortifier & à embellir son Royau-

LoaísXiv. m e. II fit voir quun Roi absolu, qui veut le bien, vient à bout de toutpeine. Í1 navoit quà commander, & les succès dans ladroinislra-tion étoient aussi rapides, que lavoìent été ses conquêtes. Toutes lesdifficultés cédoient au génie & à linfatigable application de Colbert &de Louvois, deux Ministres nés pour élever la Monarchie Françoise auplus haut point de grandeur. On vit les ports de mer auparavant dé-serts & ruinés, entourés douvrages, couverts de navires óc de mate-lots, & contenant déja près'de soixante grands vaisseaux, quon pouvoit armer en guerre, & mettre en mer au premier ordre. De nouvelles Co-lonies partoient de tous côtés pour lAsie,. lAfrique & lAmérique, & fe*soient honneur au Ministère, en enrichissant la nation. Les Arts étoientcultivés avec honte laffiduité possible; le bon goût de la Peinture & delArchitecture brilloienc en divers monumens magnifiques. Les Lettres flo-rissoient ; le bon goût & la raison se réunissoienc pour bannir les restes dela barbarie Gothique. Ceít ainsi que le Roi de France soccupoit, lorsqueF orgueil & la puissance excessive de la République de Hollande excitèrentsa jalousie, & attirèrent sur elle cette sanglante guerre, qui pensa entraînersanéantissement total de cét Etat.

Etat de ia Cette République étoit montée au plus haut point de grandeur & deHollande, gloire, en suivant sans varier les maximes de la prudence la plus parfaite,de lindustrie & de la frugalité. Amsterdam étoit devenue lentrepôt & lemagazin de toute lEurope, & la ville la plus riche de tout íe Monde. LaProvince de Hollande contenoit trois millions dhabitans,& les autres Pro-vinces nétoient pas moins peuplées à proportion. Les Etats envoyoient

(*) Nos Historiens Anglois citent ici le Sìede de Louis XIV. T. I. p. m. 170;Mais ils font dire à M. de Voltaire plus quil ne dit A iégard de la Médaille frapéepar ordre des Etats Généraux, il dit, quiis ne fe vcmtoknt en effet de rien quils ti'eus-sent fait. Par rapport à Ja seconde, que cette Médaille nexista jamais. ]e remarqueraique M. de Voilasse, les Historiens ángiois, & M. Sannon dans son Ilift. de GuiLlawnt Iîl. T 11. p. 17 se sont trompés fur le nom de M. van Beuningen, il ne sap'pelloit pas Josué, mais Conrad 'Koenraad). 11 nécoit pas non plus Plénipotentiaire àAix la-Cbapelle, mais Ambassadeur à la Cour de France. Vcyez ce quen dit M. deVoltaire à'M- ?- * 58 , 159. Kem. ov Tjud.