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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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SectionXIV.Régné deLouisXlV.depuis Vanióûi jus-quà Van1674 -

II négocieavec plu-sieurs Puisjances.i<57i.

U Eleveurde Brande-bourg prentlle parti desHoilandois.

3*0 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

tenir un Prince, qui étok dans ion élement naturel, quand il foraentoit ladivision parmi tous ses voisins (#).

Louis employa lannée suivante à négocier avec îEmpereur, lEspa-gne & la Suede, avec les Electeurs de Cologne òc de Brandebourg, l£-vêque de Munster, & dautres Princes Séculiers & Ecclésiastiques dAlle-magne. II avoit dessein de les empêcher daccéder à la Triple Alliance,dont il avoit déja détaché la Puissance la plus considérable. LEvêque deMunster ambitieux, avide & guerrier voioit avec chagrin laccroissementde la puissance des Provinces Unies ; il se plaignoit que les Etats avoientfait diverses entreprises fur les Comtés de Stirum , de Calemberg , deBentheim & dOstfrise, quils sétoient saisis de Ravestein fur la Meuse,& de plusieurs autres Places de son Evêché. II fit donc un Traité avec laFrance & engagea lElecteur de Cologne à suivre son exemple. En signantdes Traités avec ces Princes le Roi souvrit le chemin de la Hollande parla Meuse & par le Rhin ; il établit des places darmes ik des magazins dansun Pays éloigné de ses Etats,& s'astura la retraite en cas que son entrepriseéchouât. II se servit de toutes forces dartiíkes pour engager lEmpereurà la neutralité ; ce Prince nétoit pas fort porté pour les Hoilandois, quilregardoit comme des sujets rebelles qui sétoient révoltés contre les Princesde fa famille, & qui tenoient diverses Places appartenantes à lEmpire.Les négociations de Louis en Suede neurent pas moins de succès ; ilengagea Charles XI. à promettre, que si lEmpereur ou quelquun desPrinces de lEmpire joignoìc ses Troupes à celles des Hoilandois, il fe-roit entrer une Armée Suédoise jusques dans le cœur de lAllemagne pourjoindre les François, & forcer ces Princes à observer le Traité de West-phalie. Quelles que pussent être les vues des Alliés de Louis , il est plusque probable que son dessein étoit, non dhumilier , mais de perdre laRépublique, & dannexer les Provinces-Unies à ses autres Etats. Au moins,vouloit-il semparer de toutes les villes ik Forteresses que les Hoilandoisavoient fur la Meuse, en Brabant & en Flandres, tandis que l'Evêque deMunster épioit loccasion de se rendre maître dOverissel ik de Zutphen;lElecteur de Cologne celle de ravoir Rhinberg & dautres Places de sonElectoral, & le Roi la Grande Bretagne avoit envie detre en posses-sion de quelques liles de la Zélande pour asiurer le commerce des Anglois.

De tout le Corps Germanique, lElecteur de Brandeb< urg fut le seulqui sintéressa au salut de la République. La Paix de Westphalie avoitempêché ce Prince entreprenant détendre ses Etats en Allemagne <k dereprendre la Pomérsnie fur les Suédois. 11 y avoit longtems qu i!piroitau Stadhoudtrat en Hollande ;& quoiquil eut été aboli depuis six ans, il sesiatoit de s obtenir en cas de guerre, de le perpétuer dans fa Famille, ik.avec le tems de se rendre maître absolu en Hollande par force, par intri-gue^ ou par adresse. Dans cette vue il avoit fermé les yeux lur les entre-prises des Holiandois dans le Pays de Cleves; il ne demandoic point lepayement des grandes sommes que la République lui devoir; il la laissoicpaiíibleínent en poíieílìon de plusieurs tíe ses Places, & s ìnterdioit dans

les

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