454 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.
Section Maréchal d’Humieres assiégea Gand & la prit le 9 de Mars, n’aiant fou*XIV. que quatre jours de siégé ; le Château capitula le ra, Ipres se rendit
UniTxiv !e après sept jours de siégé , malgré les difficultés augmentées par lesdepuis "inondations, & la brave résistance du Marquis de Conflans, qui y com-1674 /«/- mandoit pour les Espagnols. Le Maréchal de Luxembourg, quì comman-qu'à la doit le siégé, sic donner deux assauts en méme tems; cesut ce qui obligeaPaix de j e Gouverneur à se rendre, il obtint une capitulation honorable. Le Roinnegue. retourna a i ors ^ Saint-Germain.
Seconde Cette campagne fut aussi glorieuse pour le Maréchal de Créqui que lacampagne, précédente. 11 6t échouer par tout le Duc de Lorraine , bien que cefhatdeCrê ^ r * nce P 3 ®t pour habile Capitaine ; & ces deux campagnes du Maréchalqui. peuvent être d’une grande instruction dans fart militaire , Toutes ses mar-ches , contremarches, campemens & attaques n’avoient pour but que deharceler & de ruiner l’Armée du Duc. Elles lui réussirent si bien, qu’à lafin les ennemis n’étoient pas plus forts que lui, & il les battit aiant forcéle Duc à donner bataille, par ses habiles dispositions (a).les Fran- Les affaires tournèrent moins favorablement pour Louis en Sicile.çou eva- Les Siciliens font le peuple le plus inconssant du monde ; se révoltant toujourscuent la St. contre ses Maîtres, & toujours assujetti, excitant continuellement des sédi-tions pour changer de chaînes. «.Les François les avoient délivrés du jougdes Espagnols, & furent payés d’ingratitude. Les Siciliens conspirèrentcontre le Duc de Vivonne, qui les traitoit avec bonté, e’étoient tous lesjours de nouveaux complots, que toute fa prudence ne pouvoit ni pré-venir ni punir. L’Angleterre, prête à se déclarer pour les Holiandois,eût rendu le retour des troupes Françoises très - difficile ; il étoit néanmoinsnécessaire à cause de l’humeur turbulente & séditieuse du peuple. M. deVivonne les fit embarquer & aima mieux s’exposer á tout, que de resterplus longtems exposé aux insultes & à ingratitude d’une troupe de gens,insensibles à l’amitié. ' II mit à la voile le 8 d’Avril, & arriva en Francefans avoir vu l’ennemi (L).
Politique Le Prince d’Orange aiant épousé la Princesse Marie, fille aînée du Ducá" thlían- d’York, acquit tant de crédit dans le Parlement d’Angleterre , que cem " Corps entreprit de forcer le Roi à renoncer à l’alliançe de Louis XIV.Guillaume auroit fort souhaité la continuation de la guerre, mais les Etatsne tirant aucun avantage solide des efforts de l’Espagne.& de l'Empire,pensoient à faire séparément leur paix. Cette Politique République avoittrouvé moyen de 11e paroitre plus qu’auxiliaire dans une guerre entreprisepour sa ruine. L’Ëspagne & l’Empire, d’abord auxiliaires, étoient deve-nues les principales parties.
Congrès de Les Plénipotentiaires de toutes les Puissances étoient à Nimegue & ceuxNimegue. de Hollande négocioieni pour eux-mêmes & pour le Roi d’Espagne. LaFrance prétendoit garder Bouchain, Condé, Ipres , Valenciennes, Cam-brai, Maubeuge, Aire, Saint-Orner, Cassel, Charlemont, en un motune bonne partie de la Flandres,& consentoit de rendre Charleroi, Cour-' irai, Oudenarde, Ath, Gand & Limbourg aux Espagnols. Les Ministres
00 Renault p. 7 69, 770 , (O Le même.