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31 (1769) La suite de l'histoire de France depuis le règne de Louis XII jusqu'au tems présent
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46r HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.

Suotiow tes les occasions pour harceler 1 ennemi,en interceptant ses convois, en fur-Xvi. prenant ses partis, & en mettant 3 feu & a sang tous les Pays par ildévoie passer, afin de lui ôter les moyens de subsister. Les Alliés entre-depuis ' prirent dabord de chasser les François de lE'ectorat de Cologne. Rhinberg1679 M" fe rendit fans siégé. LElecteur de Brandebourg assiégea Keiserswaert, dontquh la ]e Gouverneur capitula après trois jours de tranchée ouverte. Au mois dePa& ífe j u ii]et, le Duc de Lorraine forma le siégé de Maience, il fut jointys 1C ' par le Duc de Bavière. Le siégé fut long; le Marquis dHuxelles aiantpris les meilleures mesures pour se défendre, pendant que le Maréchal deDuras avec fa petite Armée, inquiétois les ennemis & troubloit autant quillui étoit possible leurs opérations. Boufflers attaqua L défit un détache-ment des impériaux, dont la plupart furent passés au fil de lépée, parce-quíls refusèrent de mettre bas les armes. Maience fut néanmoins forcéede fe rendre !e 8 de Septembre, aiant couté cinq mille hommes aux Alliés.Bonn étoit bloquée depuis quelque tems par íElecteur de Brandebourg, quiétoit fur le point de décamper, quand la nouvelle de la reddition de Maiencearriva. Peu après le Duc de Lorraine vint le joindre. Le Baron dAs*feid, qui y commandoit, aiant été dangereusement blessé, la Place se ren-dit le 15 dOctobre, après avoir soutenu un siégé de cinq semaines de tran-chée ouverte & été bloquée trois mois.

Campane En Flandres le Maréchal dHumieres fut battu à Walcour, par le Princede Flandres de Waldeck. Cette affaire ne fut pas dun grand avantage aux Alliés, mais£î? de Cota- fit tort à la réputation du Maréchal ; Louvois dont il étoit la créature &]ami fut obligé de lui ôter le commandement de lArmée, pour le 'donnerau Maréchal de Luxembourg, quìl naimoit point. Cette action fait hon-neur à Louvois , en ce quelle fait voir quil sacrifíoit ses reffentimensparticuliers & ses haines à la gloire de son Maître & au service de lEtat.En Catalogne, le Duc de Noailles sétoit mis de si bonne heure en cam-pagne, quil remporta divers avantages, avant que les Espagnols cuisentassemblé leurs Troupes pour soppofer à ses progrès.

Le Duc de Louis XIV. fe trouva dans la nécessité denvoyer une Armée en Italie.Savoy je Le Duc de Savoye, soit par inconstance, soit par la jalousie que lui don-déckre p,ur n oit !e Roi, qui lui demanda des sûretés de fa conduite, accéda à la Ligue,,W i6ûof f ^ signa un Traité daliiance avec lEmpereur & le Roi dEspagne, par le-' quel il fut déclaré Capïtaine-Genéral des Armées dItalie. On envoya con-tre lui Catinat, le Général le plus hardi, le plus expert & le plus judicieuxqui fût au service de France. Catinat avoic ie feu dun Héros & le phleg-me dun Philosophe. _ II avoit été dabord Avocat, mais sétant dégoûtéde cette profession, il prit le parti des armes, & sétoit élevé aux premiershonneurs de la guerre par son mérite, se montra par tout supérieur auDuc, quj sétoit acquis de la réputation à la guerre, & qui paffoit en mê-me tems pour un Prince íâge & politique. Catinat livra bataille à VictorAmedée à Staffarde, & remporta uue victoire complette. i) fie voir fagrande capacité par la disposition de ses Troupes & par l'inégalité de laperte; lArmée Françoise neut que trois-cens hommes de tués; & le Ducen eut quatre mille. Les suites de cette victoire furent plus importan-tes encore. Toute la Savoye excepté Moauneiian fut conquise. Le Duc