468 HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.
Section ciers, Luxembourg avoua à la vérité, que la mauvaise conduite du Com-XVI. te de Solms, qui refusa de soutenir le Prince de Wirtemberg contribuaRegiitd! p| US à f a victoire que tous ses efforts, & que si ce Général avoit fait sonâepuis W 'devoir, l’armée Françoise auroit été totalement défaite {a).
1679 jus- Les armes de Louis ne furent pas moins heureuses en Allemagne qu'enqu'à la Flandres. Le Maréchal de Lorges surprit, battit & fit prisonnier le vieuxFaix de Duc je Wirtemberg, posté près de Spirebach avec quatre mille chevaux.Ityswick. Dauphin rentra dans Heidelberg, que les ennemis avoient reprise (b).Jffaìres fl fut ensuite obligé de se tenir sur la défensive.
d’Mema- Les affaires d’italie ne tournèrent pas auílì favorablement. Louis avoitgjie. à la vérité engagé le Pape à un accommodement, mais le Duc de SavoyeD'Italie ,&avoit rejetté ks conditions qu'on lui offroit, il entra dans le Dauphiné &cie Cotais- rava g ea , prit Embrun après un fiege de neuf jours , porta la terreurpar tout le Pays, & auroit peut-être fait bien plus, s’il n’étoit tombé ma-lade. Le Duc de Noailles ne fit rien de remarquable en Catalogne, nonplus que les Espagnols.
Bataille de La campagne suivante en Flandres fut une fuite de succès & de victoí-Landen su res. La vigilance de Luxembourg fit échouer les desseins du Roi Guillau-jV j603 e ' me ^ ur Brabant. Le Comte Tilli posté proche du Roi avec un détache-ment, fut délogé, & on fit trois Escadrons prisonniers. Le Maréchal deVilleroi assiégea Iiuy ; Luxembourg couvrit le fiege, & se retrancha. LeRoi Guillaume s’avança pour secourir la Place , mais h garnison avoit déjacapitulé avant qu’il approchât. Luxembourg résolut d’atcaquer les ennemisdans leur camp de Landen, pendant que leur Armée étoit affoiblie par di-vers détachemens qu’on avoit faits. II trompa Guillaume par une feinte,& fit commencer l’attaque par trois endroits différens, & les François fu-rent repoussés jusqu’à deux fois avec perte. Mais le Maréchal de Luxem-bourg , le Prince de Conti & le Comte de Marsin étant revenus à la-chargeavec la fleur de leurs Troupes, pénétrèrent dans le camp des Alliés; l’ín-fanterie & la Cavalerie Angloise soutinrent tous leurs efforts avec une va-leur incroyable; mais le Maréchal de Ilarcourt étant arrivé de Huy avecvingt Escadrons tons frais, ce secours produisit la totale déroute des Alliés,qui abandonnèrent le champ de bataille, après avoir perdu huit mille hom-mes, soixante pieces de canon, & un fl grand nombre d’étendards & dedrapeaux, que joints à beaucoup d’aucres, la Cathédrale de Paris en étoitremplie desorte que le Prince de Conti appel loi t le Maréchal de Luxem-bourg 1 e Tapissier dc Notre-Dame. On ne parloit en France que de vic-toires ; cependant le Roi Guillaume savoit fl bien réparer ses pertes, quetous ces succès ne procuroient gueres davantage aux François. Luxem-bourg sot obligé de rester quinze jours dans l’inaction ; en attendant le Roirappella tous ses détachemens & se vit en état de bazarder une autre ba-taille , & d’empêcher le Général François d'assiéger Bruxelles. Boufflersaiant joint Luxembourg vers la fin de la campagne, il entreprit le siégé deCharleroì, & prit des mesures si justes, que l’ennemi ne put retarder sestravaux, fans attaquer ses lignes avec beaucoup de désavantagé. Au bout
(a) Siécle de Louis XIV. T. I. p. m. 288-292. Q>) Heimlt, p. 8 o§.